G5-SAHEL ET LA FRANCE A BAMAKO: Des engagements forts contre le terrorisme et pour le développement

La réunion extraordinaire du G5 Sahel et la France, tenue le dimanche dernier, au Palais de Koulouba, a été sanctionnée par le lancement officiel de la Force conjointe, FC G5 Sahel, avec à la clé d’importantes résolutions visant à renforcer les liens de coopération bilatérale et multilatérale avec des initiatives en faveur du développement durable au Sahel.

Sur l’initiative de Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta, Président de la République du Mali, Président en Exercice du G5 Sahel, ses pairs Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie, Issoufou Mahamadou du Niger, Idriss Deby Itno du Tchad et l’invité de marque , le Président français Emmanuel Macron, se sont réunis à Bamako, le dimanche 2 juillet dernier, pour poser les jalons d’une nouvelle force conjointe anti-terroriste au Sahel.

Examen approfondi des défis

A l’issue de cette rencontre, les Chefs d’Etat du G5 Sahel et le Président de la République française ont procédé à un examen approfondi des défis sécuritaires dans l’espace Sahélo-Saharien, et les menaces communes auxquelles les pays du G5 Sahel, la France et l’Europe sont confrontés.

Les Chefs d’Etat du G5 Sahel et le Président de la République française ont souligné le lien indéfectible entre les actions de sécurité et de défense, les efforts politiques, tels que la mise en œuvre intégrale de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali, issu du processus d’Alger, et les initiatives en faveur du développement.

Le Président IBK et ses pairs du G5 Sahel ont salué le rôle déterminant de la France, dans l’adoption de la Résolution 2359 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies en exprimant leur haute appréciation au Secrétaire Général de l’ONU, António Guterres, et au Président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, pour leur engagement personnel dans la mise en place de la FC-G5S, ainsi qu’aux autres membres du Conseil de Sécurité, l’Union Africaine, la CEDEAO, et l’Union Européenne pour leur soutien.

Selon les Chefs d’Etat du G5, la Résolution (2359) marque une étape historique dans le processus de rétablissement de la paix et de la sécurité dans la Région du Sahel, engagé par les Etats membres du G5 Sahel, depuis le 6 février 2017, sous la conduite de S.E.M. Ibrahim Boubacar Kéïta, Président de la République du Mali, Président en Exercice du G5 Sahel.

Contre le terrorisme et la criminalité transnationale

Estimée à 5000 militaires issus des Forces armées des cinq pays du G5 Sahel, la FC constitue une évolution majeure dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée ; notamment, le trafic de drogue dans la zone sahélo-saharienne et les attaques terroristes.
Engagée dans la lutte contre le terrorisme, la France entend apporter à la FC-G5S un soutien décisif en matière de formation, d’équipement, de logistique et sur le plan opérationnel.

Les Chefs d’Etat du G5 Sahel et le Président français ont salué ensuite l’engagement de l’Union Européenne d’apporter un soutien financier initial de 50 millions d’euros pour le déploiement de la FC-G5S. De son côté, le Chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, s’est engagé personnellement à poursuivre ses efforts de mobilisation, en lien étroit avec l’Allemagne et l’Union Européenne, afin d’assurer à la FC-G5S un soutien dans la durée.
En plus du soutien financier de l’UE, les Chefs d’Etat du G5 Sahel, comptant sur leurs propres ressources, ont décidé d’allouer une enveloppe budgétaire de 50 millions d’euros (soit dix millions par pays) destinée au démarrage effectif des activités de la FC-G5 Sahel.

Appelle aux partenaires bilatéraux et multilatéraux
Aussi, la rencontre de Bamako a permis aux Chefs d’Etat du G5 Sahel et le Président français d’appeler les autres partenaires bilatéraux et multilatéraux à apporter une assistance conséquente à la FC-G5S sur les plans logistique, opérationnel et financier, en vue de faire face à cette situation qui menace le climat de paix et de sécurité international.

Encourageant Ibrahim Boubacar Kéïta à poursuivre les efforts engagés dans le sens de l’accélération de la mise en œuvre des réformes politiques et institutionnelles, prévues par l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, issu du processus d’Alger II, les Chefs d’Etat du G5 Sahel et leur homologue français se sont également félicités des avancées significatives enregistrées dans la mise en œuvre dudit Accord de paix.

Par ailleurs, conscients des liens indissociables entre sécurité et développement, les Chefs d’Etat du G5 Sahel et le Président de la République française se sont entendus sur la nécessité d’assurer l’accompagnement des opérations militaires et sécuritaires par des actions économiques, sociales, culturelles, d’éducation et de dé-radicalisation pour attaquer les causes profondes du phénomène d’insécurité et de terrorisme persistant.

Dans cette perspective, les Chefs d’Etat du G5 Sahel et leur hôte français ont décidé d’amorcer une action diplomatique coordonnée, avec un plaidoyer auprès des partenaires bilatéraux et multilatéraux, visant la mobilisation des ressources techniques et financières requises en faveur du Programme d’Investissements Prioritaires du G5 Sahel (PIP) ; notamment, dans le domaine de la gestion intégrée des frontières dans la zone sahélo-saharienne, y comprise la frontière libyenne et, ce, en vue d’organiser une Table-ronde des bailleurs de fonds.

Priorités de développement

Cette rencontre de haut niveau de Bamako a permis aux Chefs d’Etat d’insister sur plusieurs priorités de développement ; particulièrement, les plus urgentes, en faveur de la jeunesse du Sahel en termes d’éducation et d’emplois afin de lutter contre le chômage, les menaces de la radicalisation et la migration clandestine.

Mise en place d’une alliance pour le Sahel

Emmanuel Macron a appelé à la mise en place rapide d’une ‘’Alliance pour le Sahel’’. Il s’agira, pour les acteurs du développement, de trouver des mécanismes innovants ; à même de renforcer l’efficacité des actions menées avec leurs partenaires dans l’ensemble du Sahel.

Il a aussi souhaité développer cette Alliance pour le Sahel ; principalement avec l’Allemagne, l’Union Européenne et ses Etats membres, le Système des Nations-Unies, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, en lien avec l’Union Africaine, la CEDEAO et la CEEAC, mais aussi avec d’autres partenaires.

Source : aBamako

aBamako

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