5 ans après avoir soutenu les putschistes : Dr Oumar Mariko doit-il accuser IBK de violer la constitution ?

Au Mali, le ridicule ne tue plus. Un des enfants terribles de l’opposition politique, le Dr Oumar Mariko, député élu à Kolondièba, est encore sur ses grands chevaux pour inciter à la haine et à la révolte. Entre celui qui a soutenu un coup d’Etat militaire en mars 2012, considéré comme un crime imprescriptible, et celui-là qui déclare respecter les accords internationaux, qui est mieux placé pour parler de valeurs fondamentales de la République?

Instrumentalisé en 1990-1991, par les acteurs du mouvement démocratique pour diriger les élèves dans rue aux fins de chuter le régime du Président Moussa au pouvoir depuis 23 ans, Mariko, n’a jamais digéré son exclusion pour son caractère d’agitateur. A l’allure de récupérer les militants par toutes les moyens, voici un monsieur qui peine à se défaire de peau estudiantine. Refusant de sortir de son carcan de bouillant leader estudiantin, l’honorable toujours candidat malheureux à la course pour Koulouba, confond balafon et plafond. Vendredi dernier, lors de la conférence de presse des députés de l’opposition par rapport à l’arrêt de la Cour constitutionnelle sur la révision constitutionnelle, Mariko s’en est pris au Chef de l’Etat dans une maladresse absurde. A entendre ses propos, l’enfant de Kolondièba en veut au Président de la République : « Le Président aime qu’on lui fasse plaisir. Si IBK respecte le peuple, il doit retirer ce projet de constitution. S’il ne le retire pas, ça veut dire qu’il ne respecte pas la Constitution. Il doit avoir raison garder ».

Comme disait un autre baron du groupe parlementaire VRD (Vigilance Républicaine Démocratique), « la majorité présidentielle a la mémoire courte ». Et bien, que dire de Dr Oumar qui a soutenu le coup d’Etat en 2O12, sachant bien que le coup d’Etat militaire est un crime imprescriptible. C’est la Constitution qui le dit. En son temps, c’est lui qui a mobilisé les gens pour empêcher que l’avion des émissaires de la CEDEAO n’atterrisse à l’Aéroport International de Bamako-Senou. Aujourd’hui, c’est ce même perturbateur qui essaie de donner des leçons à IBK.

Monsieur agitateur, cherche autrement à te faire populaire. Au Mali, on sait qui est qui. A notre avis, Mariko prêche dans le désert. Hier avec IBK, aujourd’hui, il roule pour l’opposition, et demain qui sait ? Visiblement, Mariko doit déchanter. Ce n’est pas en disant ce qui plait à l’oreille des gens qu’on peut tromper le peuple.

La Rédaction

Source : aBamako

aBamako

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