Prévention des inondations et catastrophes : La cellule de veille dévoile son programme de travail

Lors des inondations du 28 août 2013, les services de protection civile avaient enregistré 56 cas de pertes en vies humaines, 2 portés disparus et d’importants dégâts matériels dans les communes I et IV du district de Bamako. Ils ont aussi recensé 6.240 ménages sinistrés et 613 maisons écroulées. Des réponses (abris, vivres et non vivres) leur ont été apportées par le gouvernement à travers ses départements ministériels, les partenaires et les ONG.

Mais la gestion de ces inondations a été émaillée par l’incoordination et la duplication des actions. Pour mieux cadrer les domaines d’intervention des différentes structures, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a mis en place en octobre 2015 une Cellule de veille inondations et catastrophes. Elle a pour rôle de servir d’instrument d’aide aux décisions du ministre de tutelle, de coordonner la gestion des inondations sur l’ensemble du territoire national. La Cellule collecte aussi les informations sur les cas d’inondations enregistrés sur l’étendue du territoire national. Enfin, elle met en action des unités de protection civile et rend compte au ministre à travers des bulletins de renseignement quotidiens.

Ces précisions ont été données hier à la presse par le commandant Abdramane Bagayoko, chef des opérations de la Cellule de veille inondations et catastrophes. Celui-ci a expliqué que le fonctionnement de sa Cellule s’effectue en deux modes. Le mode activé (1er juin au 31 octobre 2017) et le mode veille qui s’étend sur le reste de l’année 2017. Le conférencier a, par ailleurs, révélé que de juin à octobre 2016, la Cellule a enregistré 30 alertes, 12 décès, 4 blessés et d’importants dégâts matériels. Du 1er juin au 17 juillet, elle a constaté des inondations à Zantiguila (cercle de Dioïla), Bla (région de Ségou), Gossi et Ouimerden (Cercle de Gourma-Rharous) et Echell (cercle de Goundam). A ces localités s’ajoutent Moussala et Dickocore (cercle de Kayes), Falou et Sountiana (cercle de Nara), Dioulabougou (cercle de Niafunké) et18 quartiers du district de Bamako.

Le retard dans la transmission des messages d’alerte, les problèmes de liaison et d’accès aux régions et à certaines localités, la méconnaissance des numéros verts par les populations sont des difficultés auxquelles est confrontée la Cellule de veille inondations et catastrophes. Pour pallier ces difficultés, le commandant Abdramane Bagayoko propose la transformation de sa structure en un centre interministériel de gestion de crise et la mise en place d’une vaste campagne d’information sur la Cellule.
Ainsi, tout citoyen qui souhaiterait aider la Cellule dans sa mission peut appeler au numéros verts suivants : 80.00.11.11 ou 20.71.97.86 (salle crise), 80.00.12.01 ou 80.00.11.15 (police secours) ou encore 80.00.11.14 (gendarmerie).

Sidi Y. WAGUé

Source : aBamako

aBamako

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