Sahel : les Fama et Barkhane, une synergie d’actions payantes contre les terroristes

Du 10 au 12 juillet 2017, les forces armées maliennes (Fama) et la force Barkhane ont mis hors de combat plusieurs terroristes dans la région de Gao et d’Ansongo. Ces actions de combat montrent la détermination des soldats français et maliens à combattre les groupes armés terroristes (GAT) dans le Nord du Mali. Elles reposent sur une interopérabilité de plus en plus efficace qui donne des résultats concrets sur le terrain

Une première opération est déclenchée, le 10 juillet, lorsqu’une patrouille de reconnaissance composée d’un hélicoptère Tigre et d’un hélicoptère de manœuvre Caïman repère un véhicule au comportement suspect, transportant des combattants armés, à 90km au Nord de Gao.
Le module de première intervention aéro-combat (MPIA), composé d’hélicoptères d’attaque et de manœuvre, décolle immédiatement de Gao et se déploie sur la zone. À son arrivée, les terroristes ouvrent le feu en direction des hélicoptères. Appuyés par deux Mirage 2000 et des moyens de surveillance et de reconnaissance, trois groupes de commandos sont immédiatement posés au sol pour sécuriser la zone, forçant les assaillants à se retrancher dans un fond de thalweg.

L’intervention combinée des commandos, des hélicoptères et des avions de chasse a mis hors de combat plusieurs terroristes. De l’armement, des munitions et du matériel ont également été saisis et deux pick-up lourdement armés ont été détruits. La force Barkhane était coordonnée avec les forces armées maliennes, lesquelles étaient prêtes à intervenir pour couvrir le dispositif et poursuivre le contrôle de ces zones empruntées par les groupes terroristes.

Le 12 juillet matin, alors que les Fama et un détachement d’appui opérationnel français menaient une opération de reconnaissance dans la région d’Ansongo, deux assaillants à moto ont ouvert le feu sur les soldats maliens. Ces derniers ont riposté et mis hors de combat l’un des deux terroristes, le second prenant la fuite. La force Barkhane a alors saisi une mine prête à l’emploi.

La réussite des forces engagées lors de ces deux événements témoignent des synergies qui se développent aujourd’hui entre militaires français et maliens dans la lutte contre les groupes armés terroristes et pour assurer la sécurité des populations.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. Elle regroupe environ 4 000 militaires dont la mission consiste à appuyer les forces armées des pays partenaires dans leur action de lutte contre les groupes armés terroristes dans la BSS et favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises.

Source : Barkhane
Opération Barkhane : cérémonies de la fête nationale

La cérémonie commémorant la fête nationale s’est déroulée le vendredi 14 juillet 2017 sur la base aérienne «SCH Adji Kosseï» à N’Djaména. Cette cérémonie a été placée sous la haute autorité de son excellence monsieur Philippe Lacoste, ambassadeur de France au Tchad et présidée par le général de division Xavier de Woillemont, commandant l’opération Barkhane.

L’ensemble des unités françaises présentes à N’Djamena était réuni ce matin à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de la fête nationale. Cette prise d’armes composée de détachements français et tchadiens s’est déroulée en présence de nombreuses autorités civiles, militaires et diplomatiques. Le général de division Didier Dacko, commandant la force conjointe du G5 Sahel, en visite à la force Barkhane était également présent.

Les troupes ont été passées en revue par le général commandant la Force Barkhane et le représentant du chef d’état-major général adjoint de l’armée nationale tchadienne.

Durant la cérémonie, des officiers et sous-officier français, tchadiens et américains ont été décorés par le commandant de la Force Barkhane et l’attaché de défense français au Tchad. Le général de Woillemont, dans un ordre du jour solennel, a tenu à saluer le partenariat militaire opérationnel chaque jour renforcé avec les armées africaines, la volonté politique des pays du G5 Sahel dans la prise en compte autonome de la lutte contre le terrorisme. «Nous combattons ensemble, nous nous préparons ensemble et ensemble nous aidons à modeler les armées adaptées à cette menace d’aujourd’hui» a-t-il déclaré devant le front des troupes. Il y associe naturellement tous les partenaires américains, espagnols, allemands, britanniques, nigérians, ainsi que l’Union européenne, les Nations unies, ou l’Union africaine qui œuvrent pour ce combat qui n’a qu’un seul but «protéger les populations, pour leur permettre d’avoir une vie bonne, élever leurs enfants et leur donner toutes les chances d’une vie paisible».

Cette journée symbolique pour les soldats français était aussi l’occasion d’avoir une pensée «pour ceux qui ont donné leur vie et ceux qui portent dans leur chair et leur esprit la marque indélébile des sacrifices consentis dans cette lutte pour la paix et la liberté.»
Source : Barkhane
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Source : aBamako

aBamako

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