Révision constitutionnelle: Osons mettre le Mali au dessus de tout !

Seuls nos petits intérêts personnels ne feront pas le Mali. Les deux camps opposés au sujet de la loi portant révision de la Constitution, votée par l’Assemblée nationale en juin dernier, crée un véritable bras de fer entre le camp du « OUI » et celui du « NON » qui restent, chacun, campé sur sa position. Chacun devrait mettre un peu d’eau dans son vin et mettre le Mali au dessus de tout.
Cela ne grandit personne que des querelles personnelles, sur fond de calculs politiciens ou de règlement de compte emportent les petites avancées que notre pays connait grâce aux soutiens des partenaires internationaux.
Après la fronde du front social, voilà que les Maliens sont divisés autour de la révision constitutionnelle. Classe politique, société civile et leaders religieux, disent défendre les intérêts supérieurs de la nation. Nul n’a pourtant le monopole du patriotisme. Il est donc bon que chaque camp lâche du lest pour sauver le Mali. Cette révision constitutionnelle est sans doute initiée sous la pression de la communauté internationale.
Sauver le Mali !
La devise du Mali est claire: «Un Peuple-Un But-Une Foi». Le respect de cette devise doit nous amener à aimer et à coopérer les uns avec les autres pour bâtir ensemble notre chère patrie.
Pour IBK la mise en œuvre de l’accord passe par la relecture de la constitution de février 1992. Pourtant, une importante frange du peuple malien ne veut pas qu’on touche à cette constitution. Plusieurs autres Maliens sont pour. Ce qui importe aujourd’hui, c’est sauver le Mali.
Le pays en quête de conciliateurs
Pour une issue honorable, il faut des personnes respectées pour concilier les camps. Malheureusement pour le Mali, ceux qui doivent jouer ce rôle sont aujourd’hui soupçonnés de rouler pour le chef de l’Etat. Parce ce qu’ils sont pressentis pour être des sénateurs au cas où le «OUI» l’emportait lors d’un éventuel référendum. Sachant aussi qu’ils sont critiqués, certains n’hésitent pas à inciter leurs disciples à la violence. Ce n’est pas la solution. On se rappelle d’une rencontre organisée par les hommes de Thierno Diallo, lors de laquelle un communiqué confus a été diffusé. Ceux qui avaient nourri l’espoir que les participants à cette assemblée générale allaient trancher ont vite déchanté. Mais, la guerre a été ouverte aux inconditionnels des réseaux sociaux.
Table des échanges
Le Mali, pays des grands empires, est une terre de valeurs sociétales. Ce n’est pas une question de référendum qui va faire couler du sang au Mali de Soundjata Kéita, de Biton Coulibaly, Tiéba Traoré et de Modibo Kéita. «Quand les circonstances vous font partir loin de vos origines, vous devenez un être en situation», écrit Gaoussou Diawara dans son livre intitulé : «Le cœur et les années suivi de: personne ne t’aimera ». Le Mali nous appelle autour de la table des échanges. Ne nous fions à aucune personne étrangère. Ils pensent de nous donc des êtres en situation et croient que nous ne voyons pas plus loin que le bout de nos nez. A nous de prouver notre patriotisme, notre sens élevé de la tolérance.
Dramane Siaka

Source : aBamako

aBamako

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