Télécommunication : Le Gouvernement obtient d’Orange Mali 100 milliards de Fcfa pour la licence de 2ème, 3ème et 4ème Génération

Le trésor doit encaisser le montant dès la publication du document au Journal Officiel a rassuré le ministre de l’Economie numérique et de la communication, Harouna Modibo Touré. Il est fort probable, selon lui, que cela soit fait dès la semaine prochaine.

C’est l’une des principales décisions du Conseil des ministres d’hier mercredi 19 juillet, commenté par le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Harouna Modibo Touré, lors du point de presse traditionnel, 12ème du genre, du ministre porte-parole du gouvernement. Ce dernier, Abdel Kader Konaté, avait à ses côtés ses collègues de la Sécurité et de la Protection civile, Général de brigade, Salif Traoré et Harouna Modibo Touré de l’Economie numérique et de la Communication.
Celui-ci a longuement développé l’approbation par le conseil des ministres du cahier de charge pour l’octroi à Orange Mali d’une licence d’établissement et d’exploitation de réseaux et services de télécommunications fixe et mobile de 2ème, 3ème et 4ème génération, des services de transmission de données et des services de télécommunications internationales au Mali.
C’est un premier pas important qui est ainsi franchi par le jeune ministre en charge de l’Economie numérique qui a confié que les négociations ont été très rudes. Devant les journalistes, le ministre Touré a indiqué qu’il s’agit d’un cahier de charge bien amélioré avec beaucoup d’innovations. A l’en croire, ce cahier de charge corrige beaucoup d’insuffisances constatées dans le précédent. Avec le nouveau document, il est notamment fait obligation à Orange de couvrir 3000 kilomètres d’axes routiers ; de faire du service de qualité. Il y a aussi le critère de performance ; et le devoir de la préservation de l’environnement. Transparence oblige : le gouvernement du Mali veut mettre l’information fiable au niveau de toutes les couches socio-professionnelles du pays.
Le ministre a, ensuite, souligné que le projet de décret adopté vise à renouveler la licence 2G et 3G de l’opérateur Orange Mali SA conformément à la réglementation nationale relative aux télécommunications. Il étend également la licence de l’opérateur Orange Mali SA à l’exploitation des réseaux et services des technologies de la 4ème génération « 4G ». Sur les préoccupations des journalistes relatives, notamment aux questions de sanctions et la destination finale des 100 milliards de nos francs, le ministre a été catégorique : « Les sanctions pécuniaires ont été durcies et le régulateur sera ferme pour exercer ses missions de contrôle ». Par rapport à la destination, il a précisé que le fonds sera logé dans un compte du trésor malien à la BCEAO, avant de préciser que : « c’est un fonds fongibles ». Déjà, une partie de ce pactole est prévue dans le projet du collectif budgétaire qui sera incessamment déposé sur la table de l’Assemblée Nationale.
On se rappelle que l’ancien Président ATT avait utilisé les fonds des ventes de la SOTELMA et de la BIM pour construire les échangeurs multiples et soutenir les collectivités territoriales. Il serait intéressant que l’utilisation et la traçabilité de ces 100 milliards soient largement communiquées aux Maliens, dans la plus grande transparence. En tout cas, c’est une aubaine pour Bamako pour gérer les multiples problèmes qui l’assaillent, en l’occurrence, la question sécuritaire.
Rappelons qu’au Mali, l’ouverture du secteur des télécommunications à la concurrence a été consacrée par l’Ordonnance n°99-043/P-RM du 30 septembre 1999. Elle a abouti à l’octroi de la licence à Orange Mali SA (Ex Ikatel) en 2002, à la privatisation de la SOTELMA en 2009 et à l’octroi de la licence à Alpha Télécommunication Mali (ATEL-SA) en 2013. Les réformes engagées ont permis d’améliorer de façon considérable aussi bien la couverture géographique du territoire national que l’accessibilité de nos concitoyens aux services de télécommunications à moindre coût.
Quant au ministre de la Sécurité et de la Protection civile, il a expliqué l’adoption des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Direction générale de la Police technique et scientifique. La Police technique et scientifique regroupe les services et les activités liés à la recherche et à l’identification des auteurs, des victimes et parfois des témoins d’infractions, par des moyens techniques et scientifiques. A en croire le Général Salif Traoré, la Direction générale de la Police technique et scientifique, représentée aux niveaux central et régional, jouera un rôle important dans la coordination et la planification de toute l’activité de la criminalistique et des sciences médico-légales à travers le territoire national. Ce qui permettra, selon lui, d’insuffler une nouvelle dynamique à l’activité de la police technique et scientifique, un élément essentiel pour le juge qui en est le destinataire final.
Chahana Takiou et Daniel KOURIBA

Source : aBamako

aBamako

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