100 milliards FCFA de liquidité dans les caisses publiques : Le coaching payant des ministres Touré et Cissé

L’oiseau attendu est arrivé avec son plumage au complet. C’est le cas pour les ministres Arouna Modibo Touré en charge de l’Economie Numérique et de la communication et Boubou Cisséen charge de l’Economie et des Finances. Pendant que les politiques se déchirent au sujet de la réforme constitutionnelle, les deux se battaient dans l’ombre pour renflouer les caisses du Trésor public. Car, seul le langage de l’argent est le vrai. Ainsi, réalisent-ils un jackpot au profit du Mali en arrachantdes mains de l’Opérateur de téléphonie mobile Orange-Mali, la coquette somme de 100 milliards FCFA au même titre que le Sénégal et la Côte-d’Ivoire.

A la différence que la durée d’exploitation de la nouvelle licence à lui accordée dans ces deux pays est de 17 ans pour le premier et 16 ans pour le second,différente de celle du Mali qui s’étend sur 15 ans pour le même montant. C’est donc une prouesse que d’obtenir un tel montant là où Orange avait tablé sur seulement 68 milliards FCFAcomme prix de départ des discussions. Mais, finalement les arguments économiques des négociateurs maliens sous les leaderships éclairés des ministres Touré et Cissé ont emporté sur ceux d’Orange.
C’est en substance ce qu’il fallait retenir de l’exposé du ministre Touré le mercredi dernier devant les journalistes. Au menu des échanges : le compte rendu de cette communication lue au Conseil des ministre du mercredi dernier pour renseigner le gouvernement sur les nouvelles rentrées d’argent que le Trésor public s’apprête à encaisser dans un délai très bref suite au processus de renouvellement de la licence d’exploitation du second Opérateur de la téléphonie mobile au Mali : Orange-Mali.
Il ressort de ses explications qu’avant l’expiration du délai d’exploitation du réseau de téléphonie mobile et de l’internet au Mali, Orange-Mali, jadis IKATEL, qui a obtenu sa licence en 2002, devrait saisir le Ministère de tutelle pour le renouvellement du précieux sésame. Ce que l’Opérateur a fait. C’est dans ce cadre que son département avait été saisi par une correspondance à cet effet. L’information a ainsi été remontée au niveau du gouvernement pour la conduite à tenir. C’est ainsi que l’ordre a donné au ministre de l’Economie et des Finances de mettre en place une commission pluridisciplinaire pour examiner la faisabilité de la requête.
C’est cette équipe très rodée qui a mené les discussions avec les techniciens d’Orange-Mali. Plusieurs modèles économiques avaient été mis sur la table. Mais, les deux parties ont finalement convenu du modèle appliqué en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Il a consisté à ramener le chiffre d’affaire au bénéfice. Ce qui a finalement permis aux deux parties de convenir sur les 100 milliards FCFA pour 15 ans contre 16 ans Côte-d’Ivoire et 17 ans au Sénégal.
Mais, Arouna Modibo Touré a précisé que ce montant représente le paquet global de l’ensemble des services y compris le coût d’autorisation de l’exploitation de la 4G, qui fait au total 33 milliardsFCFA. Pour des soucis d’équité, c’est le même montant qui sera accordé à l’Opérateur historique de la Téléphonie mobile au Mali : SOTELMA-MALITEL pour la 4G.
S’agissant de l’exploitation du réseau, les conditions du cahier de charges ont été durcies obligeant l’Opérateur à pousser les limites de ses possibilités. Par exemple, l’obligation lui a été faite d’étendre la couverture sur l’ensemble du territoire. En outre, il ne lui est plus permis de disposé des données comme il l’entend. C’est au régulateur (AMRTP) d’apprécier les données à protéger ou pas. Bref, le nouveau cahier de charges contient beaucoup d’innovations pour le bonheur des usagers.
Le ministre Touré d’ajouter qu’il a été demandé au 3ème opérateur de lancer le premier appel, sinon l’Etat sera obligé de prendre ses responsabilités. Le dossier de la 4ème licence a épuisé la première manche de son circuit d’adoption, il ne reste qu’au Conseil des ministres de le valider pour lancer l’appel à candidatures.
Donc, le règne duopole de la téléphonie mobile au Mali n’est plus qu’une question de jours. Selon lui, c’est la seule alternative pour permettre aux consommateurs d’accéder aux services à moindre coût. Mais, sur ce plan, il faut reconnaître que les deux ont déjà beaucoup. De plus 300 FCFA en 2002 à 108 FCFA/mn, il y a eu de gros efforts à saluer. Mais, l’on a toujours mieux faire, a-t-il conclu.
A. Diakité

Source : aBamako

aBamako

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