Processus de paix : L’Algérie et la France en consultations sans le Mali

Officiellement, on parle de rencontre normale entre l’Algérie et la France. Mais le fait que l’ordre du jour est consacré au processus de paix sans le Mali inquiète et laisse la place à la suspicion.

Dans le cadre des consultations périodiques entre l’Algérie et la France sur l’état d’avancement du Processus de mise en œuvre de l’accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger, et la situation dans la zone du Sahel, Alger a abrité, le 19 juillet 2017, la deuxième session de consultations bilatérales.

Dans ce cadre, il a été procédé à un échange approfondi sur un large éventail de questions relatives, notamment, aux derniers développements intervenus au Nord du Mali, en particulier, la recrudescence des tensions intercommunautaires qui impactent négativement l’application de l’Accord.

Les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité de leurs échanges marqués par une convergence de vues sur les problèmes posés et les voies et moyens appropriés pour leur trouver les solutions adéquates.

Elles sont convenues de poursuivre ces consultations utiles et productives et de les renforcer par des contacts et rencontres à différents niveaux de responsabilité, l’objectif ultime étant d’aider le Mali et les pays du voisinage du Sahel à asseoir les bases d’une paix et d’une stabilité pérennes.

La délégation française composée de hauts fonctionnaires du Quai d’Orsay, du ministère des Armées, de l’état-major des Forces armées et de M. l’ambassadeur, haut représentant de la République française à Alger s’est vue accorder une audience par Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères, qui, à cette occasion a réaffirmé les positions de principe sur certaines questions d’importance et réitéré la disponibilité et la volonté de l’Algérie à ne ménager aucun effort en poursuivant sa contribution à la stabilité et à la sécurité du Mali et de ses voisins dans la région.

Un duo qui irrite

Certes, les deux pays interviennent dans la crise malienne mais les questions essentielles sur lesquelles le Mali mise, n’ont jamais été traitées avec sincérité.

D’abord, le gouvernement du Mali avait émis le souhait de voir le retour de l’administration à Kidal mais il n’a jusqu’ici pas bénéficié du soutien de l’Algérie et de la France. Peut-on parler de consultations entre ses deux pays sur le processus de paix alors que rien n’a été entrepris pour apaiser la tension. Pis, l’Algérie qui a une forte influence sur certains groupes armés n’a pas montré de signe de fermeté. Et les rares fois où son représentant également président du comité de suivi de l’accord (CSA) donne de la voix, la situation n’a pas évolué d’un iota sur le terrain. Que dire de la France qui pouvait jouer le rôle d’arbitre entre la CMA et la plateforme en conflit autour de la gestion de Kidal ? Elle est accusée par certains belligérants de partialité.

Des raisons suffisantes qui irritent sur la rencontre entre l’Algérie et la France sur la situation de notre pays sans associer le gouvernement.

A. M. C. avec dia-algerie.com

Source : aBamako

aBamako

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