Attaque du campement « Kangaba » le 18 juin dernier : L’employée de Solidarités International a finalement succombé à ses blessures

On en sait davantage sur le sort de l’employée de l’ONG Solidarités International qui, à un moment donné, était portée disparue suite à l’attaque du complexe hôtelier « Kangaba », survenue le 18 juin dernier. Une information qui avait été confirmée par son fils âgé de 8 ans qui a été retrouvé sain et sauf. Ainsi, selon nos informations, l’employée de cette organisation est une Gabono-Américaine répondant au nom de May-Vladia Tchimbinda Kpodar (CF notre Photo). lors de l’attaque, elle avait été grièvement blessée et n’a malheureusement pas survécu. Son corps n’a été retrouvé que tardivement sur les lieux et son identification a été longue. C’est pourquoi, jusqu’à présent, elle était toujours portée disparue. Son cousin, le Franco-Gabonais Marc Emane Bithegue, qui se trouvait à ses côtés ce jour-là, est également décédé. C’est d’ailleurs lui qui a réussi à sauver le fils de Vladia qui est maintenant entouré de son père et de ses grands-parents maternels.

Humanitaire expérimentée, Vladia était la Coordinatrice Administrative de la mission de Solidarités Internationale au Mali. Elle avait travaillé sur de nombreux théâtre comme en Afghanistan, ou au siège, pour plusieurs ONG. La nouvelle de sa mort a été confirmée par le président de l’ONG, Edouard Lagourgue qui a déclaré : ‘’Depuis l’attaque terroriste du site de Kangaba au Mali, nous attendions la terrible confirmation. Vladia fait bien partie des 6 personnes tuées ce dimanche 18 juin. Vladia Tchimbinda Kpodar apportait un incontestable soutien à nos actions humanitaires au Mali. Nous pleurons aujourd’hui une très chère collègue, une amie, une sœur qui a perdu la vie, elle qui la dédiait au service des autres, les plus fragiles. Nos plus sincères condoléances vont à sa famille, ses proches, ses amis. Nous partageons votre peine au plus profond de nous-mêmes.’’

C’est donc hier vendredi 21 juillet que Vladia a été enterrée à Conflans-Sainte-Honorine, en région parisienne.

Ce décès porte à 10 le nombre de personnes tuées au cours de cette attaque. Outre les 4 assaillants abattus de sources officielles, les 6 autres sont un élément de la garde nationale, une Malienne travaillant pour la délégation de l’Union européenne à Bamako, un Portugais qui est instructeur au sein de la mission de formation de l’Union européenne, un Chinois, un Franco-Gabonais et une Américano-Gabonais. L’attaque a également fait sept blessés dans les rangs des forces de défense et de sécurité du Mali (04 gardes, 02 policiers et 01 gendarme).

Toutefois, le mystère plane toujours autour du nombre et de l’identité des assaillants. Selon un communiqué publié par le groupe « Nosrat al-Islam wal-Mouslimin » revendiquant cette attaque, au lieu de quatre, les assaillants sont au nombre de trois. Le groupe jihadiste indique qu’il s’agit de Salman, Hamza et Abou Bessir. Lesquels sont de la communauté peule. Il pourrait s’agir donc des éléments fournis par la katiba d’Amadou Koufa qui sévit essentiellement dans la région de Mopti et une partie de celle de Ségou. Cependant, il est clair que les noms qui leur sont attribués sont des noms de guerre. En effet, comme dans chaque communiqué de revendication d’une attaque, les véritables noms des auteurs sont cachés au profit des noms de guerre. Hormis ces faits révélés par le groupe jihadiste auteur de cette attaque meurtrière, aucun détail n’a été livré par les autorités maliennes. De plus, à ce jour, il n’y a encore aucune preuve formelle sur la culpabilité des présumés suspects arrêtés suite à cette attaque. D’ailleurs, l’un d’entre eux présentait même des troubles mentaux, selon des sources proches de l’enquête.

Source : aBamako

aBamako

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