Jeux de la Francophonie : Solidarité, diversité, Excellence

Le coup d’envoi des jeux a été donné, vendredi, en présence de plusieurs chefs d’État dont le président Ibrahim Boubacar Keïta.

La cérémonie d’ouverture qui était présidée par le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara, a été marquée par un spectacle géant bouclé par un grand feu d’artifice Des hélicoptères au dessus de la ville, des unités spéciales de la police et de la gendarmerie (Brigade spéciale de protection, BSP, Brigade anti-terroriste, BAT) présentes partout et appuyées par des militaires lourdement armés : les VIIIè Jeux de la Francophonie se sont ouverts sous haute surveillance, vendredi à Abidjan.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée au stade Félix Houphouët-Boigny, en présence du président ivoirien, Alassane Ouattara et de plusieurs invités de marque dont le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. Arrivé la veille à Abidjan, en provenance des Emirats Arabes Unis où il avait effectué une visite de travail de 72h, le président Keïta et son épouse, Mme Keïta Aminata Maïga ont été accueillis à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny par le chef de l’État ivoirien. Le vice-président de Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre, Amadou Ngon Coulibaly, le ministre de la Culture du Mali, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, l’Ambassadeur du Mali en Côte d’Ivoire, Ag Moussa, le maire de Bamako, Adama Sangaré, invité du gouverneur du district d’Abidjan et le président des jeunes opérateurs maliens, Jamal Nasser étaient également présents à l’aéroport pour l’accueil du chef de l’Etat. Dès sa descente d’avion, le président Keïta sera conduit dans le salon d’honneur par son hôte pour un premier tête à tête qui va durer une dizaine de minutes.
A leur sortie du salon d’honneur, les deux présidents se dirigeront vers les chefs coutumiers par les salutations d’usage, avant de mettre le cap sur l’Hôtel Ivoire où se trouvaient cinq autres chefs d’État : Nana Akufo-Addo du Ghana, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Faure Gnassingbé du Togo, Ahmadou Youssoufi du Niger et Hery Rajaonarimampianina de Madagascar. A l’instar d’IBK, tous avaient été invités par Alassane Ouattara pour la cérémonie d’ouverture des VIIIè Jeux de la Francophonie qui se déroulera, 24h plus tard au stade Houphouët-Boigny. Comme il fallait s’y attendre, le grand stade d’Abidjan, sera pris d’assaut par les spectateurs qui vont vibrer, pendant près de deux heures au rythme de la musique, chants et danses des artistes.
La vedette de la soirée sera le groupe musical Magic System et son leader Asalfo qui fera danser tout le stade, y compris le président Alassane Ouattara, les membres du gouvernement ivoirien, la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaelle Jean et les Premières dames présentes dans la loge officielle. La boucle sera bouclée par un grand feu d’artifice qui va illuminer le ciel du quartier Plateau. Dans son édition du samedi, le Quotidien Fraternité Matin résumera la cérémonie en un seul mot : «Ma-Gni-Fi-Que». La cérémonie a commencé à 18h 25, avec l’arrivée des présidents à bord d’un bus baptisé «bus présidentiel». A leur arrivée au stade, les sept chef d’état, se verront mettre chacun un fouloir au cou par des hôtesses.
Dans les gradins, une grande banderole a été déployée par le Conseil national des jeunes de Côte d’Ivoire sur laquelle on pouvait lire Akwaba (bienvenu en Baoulé, ndlr). Après l’allocution du ministre chargé des jeux, Robert Beugré Mambé et celle de la secrétaire générale de la Francophonie, Michaelle Jean qui dira que les jeux de la francophonie permettent aux pays de montrer à la face du monde «la force, la diversité et le vivre ensemble des nations de l’espace francophone», le président Alassane Ouattara déclarera ouverts, les VIIIè Jeux de la Francophonie. Mais, avant de donner le coup d’envoi officiel des jeux, le chef de l’état ivoirien adressera ses sincères remerciements à ses pairs pour «l’amitié et la solidarité manifestées à l’endroit de la Côte d’Ivoire». «Les jeux de la Francophonie, soulignera Alassane Ouattara, sont un cadre privilégié pour promouvoir la solidarité, la diversité et l’excellence. Aussi, ils nous permettent de savoir ce que nous sommes, ce qui nous unit et ce qui nous rapproche ».
Pour le président ivoirien, cette VIIIè édition des Jeux de la Francophonie peut être considérée comme un retour à la source quand on sait, rappellera-t-il, qu’avant le lancement des jeux en 1989, «le président Félix Houphouët Boigny «avait initié en 1984 les Jeux de l’amitié qui ont regroupé 2000 jeunes francophones à Yamoussoukro. L’idée de créer les Jeux de la Francophonie est partie de là. N’est-ce pas chers Ivoiriens», lancera Alassane Ouattara sous de salves d’applaudissements. Au total, 43 délégations participeront à ces VIIIè Jeux de la Francophonie qui se dérouleront jusqu’au 30 juillet.
Les athlètes et artistes (environ 4000) s’affronteront dans 22 disciplines reparties en 3 catégories : sport, culture et activités de développement. Comme aux Jeux africains ou encore aux Jeux olympiques, toutes les délégations sont logées au Village des jeux situé à Marcory. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta avait souhaité rendre visite à la délégation malienne, mais la rencontre a été annulée à la demande des autorités ivoiriennes qui ont évoqué des raisons de sécurité. Mais avant son départ d’Abidjan, le chef de l’Etat a adressé un message d’encouragement et de soutien aux athlètes et artistes maliens, à travers le responsable national chargé des jeux de la Francophonie, Amadou Diarra Yalcouyé (voir article ci-dessous). Les athlète et artistes maliens, faut-il le rappeler, sont en lice dans 16 d disciplines et se fixent comme objectif de ramener un maximum de médailles. L’honneur est revenu à la sélection nationale cadette de football d’ouvrir le bal pour les sportifs face au Cameroun qu’elle a accroché 0-0, vendredi au Parc des sports.

Envoyé spécial
Souleymane B. TOUNKARA

IBK : «LES JEUX DE LA FRANCOPHONIE AU MALI, POURQUOI PAS»

«J’ai été émerveillé par le spectacle. La cérémonie d’ouverture a été parfaite, il n y pas eu une seule fausse note. Je tire le chapeau à la Côte d’Ivoire». Fidèle à son franc parler, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta a rendu un vibrant hommage aux autorités ivoiriennes et son frère et ami, Alassane Ouattara pour l’accueil qui lui a été réservé et la qualité du spectacle produit pour la cérémonie d’ouverture des jeux.
«Le fait d’avoir été invité par la Côte d’Ivoire est une grande marque de confiance et d’amitié pour le Mali. Je suis venu ici au nom du Mali et tout ce que j’ai fait ici a été fait au nom du Mali. Nous avons été reçus avec tous les honneurs», soulignera le président IBK. «Ce qu’on a vu, vendredi au stade Félix Houphouët Boigny était beau. La cérémonie était riche en couleurs, elle était de haut vol. Je remercie la Côte d’Ivoire pour cette invitation», insistera le chef de l’Etat, avant de rappeler ce que le Mali attend de nos représentants. «Ce qu’a dit le Baron Pierre de Coubertin, à savoir que l’essentiel n’est pas de gagner, mais de participer est vrai, mais nous voulons que nos sportifs et artistes retournent au bercail avec des médailles. Je sais que nos athlètes Nos athlètes sont déterminés et je suis convaincu qu’ils peuvent remporter des médailles lors de ces VIIIè Jeux de la Francophonie. Je fais confiance à nos représentants».«Je ne me lasserai jamais de le répéter, le Mali est une grande nation dont on doit être fier. Si les athlètes et artistes abordent la compétition avec cet esprits, je suis sûr qu’ils remporteront quelques médailles». Le Mali envisage-t-il d’organiser un jour les Jeux de la Francophonie ? «Pourquoi pas ? répondra IBK, avant d’ajouter : «Le Mali peut abriter les jeux. Ce sera beau de recevoir le monde francophone chez nous. Nous sommes un grand pays, Inch Allah, on le fera dès que possible». Le chef de l’Etat souhaitait rencontrer les athlètes maliens, avant son départ d’Abidjan, mais pour des raisons de sécurité évoquées par la partie ivoirienne, IBK a dû se contenter de leur adresser un message de soutien par le responsable national chargé des jeux.
«Je leur ai dit qu’ils ont le soutien des autorités et de toute la nation. Si je suis venu ici, c’est aussi pour eux et pour les Maliens qui vivent ici en Côte d’Ivoire. Pour moi, aucun sacrifice n’est de trop lorsqu’il s’agit du Mali ou des Maliens.
Cette visite ne peut que contribuer à l’intégration des Maliens qui vivent en Côte d’Ivoire», conclura le président de la République qui a quitté Abidjan, samedi à 11H 55
S.B.T

Source : aBamako

aBamako

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