Pour une sortie de crise sur le projet de la Révision Constitutionnelle Le parti MC – ATT prône le dialogue

A la faveur d’une conférence-débats, le samedi 22 juillet 2017 au Palais de la Culture sur le thème : « La Révision constitutionnelle, quel consensus pour une sortie de crise. », les ténors du parti MC – ATT (Mouvement citoyen pour l’Alternance, le travail et la transparence) estiment que le moyen de sortie de la crise est « le dialogue pour une gestion consensuelle du pouvoir. ». La présente conférence était animée par le juriste, Me Amadou Tiéoulé Diarra dit Me A.T. Diarra, en présence du président du MC – ATT, Jeamile Bittar.
Prenant la parole, le premier responsable du nouveau parti MC – ATT dont le lancement a eu lieu en janvier 2017, Jeamile Bittar, a rappelé que le projet de Révision de la constitution de 1992 fait, depuis quelques temps, l’objet de division au sein de l’opinion publique nationale. Face à cette situation, dira-t-il, la position de son parti est le consensus tout simplement. « La ligne politique de notre formation politique est le consensus. Nous voulons, aujourd’hui, une gestion consensuelle du pouvoir. Nous ne prenons pas de position pour une vision quelconque ou pour un individu, nous sommes pour le Mali. Nous ne sommes ni pour la majorité présidentielle, ni pour l’opposition.» a-t-il laissé entendre. Avant d’ajouter que pour une sortie de crise, il faut une personnalité forte et consensuelle qui aura pour crédo une sortie de crise honorable pour le Mali et qui pourra proposer des solutions qui seront acceptées de tous pour une gestion consensuelle du pouvoir. « S’il devait avoir une révision constitutionnelle il serait possible de coupler les élections présidentielles au référendum mais comme la Cour constitutionnelle s’est déjà prononcée sur la question. Je pense qu’avant la solution politique, il devrait y avoir la solution sociale», a-t-il dit. Pour sa part, le conférencier, Me A.T. Diarra pense qu’il y a aujourd’hui deux tendances qui se dessinent dans le pays. A ce titre, expliqua-t-il, il est nécessaire de trouver un point de ralliement et ce point de ralliement doit être le dialogue parce que le droit ne permet pas d’avoir de résultats positifs dans une cité, mais le dialogue le permet. Ce dialogue, dira-t-il, il faut que l’on remonte dans l’histoire pour le trouver. « Je pense que les deux tendances peuvent se retrouver au centre pour discuter et rediscuter de ce problème. Si j’avais été du côté du président de la République, j’aurais remis politiquement tous les dossiers au Chef de l’opposition pour demander leur avis entre Africains et Maliens. Mais, l’aspect juridique est au niveau de l’Assemblée Nationale parce que la Cour a dit qu’il faut revoir la copie. Alors, revoir la copie en droit signifie une relecture. Le Chef de l’Etat peut conférer avec les principaux chefs des partis politiques autour de la question», a-t-il relevé. De son avis : « Tout le problème se situe au niveau de la Cour constitutionnelle qui a estimé qu’on se trouve dans une situation d’insécurité résiduelle. Alors, qu’elle-même à utiliser ce concept d’insécurité mais l’on ne connait pas la graduation. Si la Cour avait dit clairement qu’il n’y avait pas d’insécurité l’on allait comprendre. Donc, cela veut dire que la Cour estime qu’une partie des citoyens ne puisse pas exprimer leur volonté au suffrage référendaire », a-t-il conclu.
Moussa Dagnoko

Source : aBamako

aBamako

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