Révision constitutionnelle Le camp du NON poursuit son offensive

Décidément rien ne pourra arrêtée la Plateforme « Antè A Bana : Touche pas à ma Constitution » dans sa logique de faire retirer la loi portant révision de la constitution du 25 février 1992. Après trois grandes manifestations tenues à Bamako récemment (marche du 17 juin, meeting du 1er juillet, marche du 15 juillet), l’offensive de la Plateforme « An tè, A bana : Touche pas à ma constitution ! » qui regroupe plus de 100 associations de la société civile, des organisations syndicales et une quarantaine de partis politiques, continue toujours. Pour preuve, trois autres manifestations de cette Plateforme ont eu lieu le samedi 22 juillet 2017 à l’intérieur et à l’extérieur du Mali. Dans la seule journée du samedi, cette plateforme a organisé une caravane à Mopti, une marche pacifique de protestation à Tombouctou et un grand meeting à Paris (France). « On est plus que jamais engagé pour que le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) retire la loi de la révision constitutionnelle, s’il ne retire pas, le peuple prendra ses responsabilités face à l’histoire », a martelé, Nouhoum Togo, un des leaders de la Plateforme joint par le Républicain, le week-end.
La direction de la Plateforme « Antè A Bana : Touche pas à ma Constitution » est à la manœuvre pour sa prochaine grande activité devant se tenir sous peu à Bamako. Mais d’ores et déjà, d’autres manifestations sont en cours à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Le samedi 22 juillet 2017, profitant de la présence du ministre des droits de l’homme et de la reforme de l’Etat, Me Kassoum Tapo dans la capitale de la Venise Malienne, les jeunes de la Plateforme « An tè, A bana : Touche pas à ma constitution ! » ont effectué une caravane à Mopti. Selon les organisateurs, c’est environ 1000 personnes qui ont sillonné Mopti pour exiger le retrait pur et simple de la loi portant révision de la constitution du 25 février 1992. Idem à Tombouctou. Dans la cité des 333 saints, la Plateforme du Non a organisé une marche pacifique de protestation le samedi 22 juillet 2017 pour exiger le retrait pur et simple du texte. De la place Alfarouk à la Place Sankoré, environs 2000 personnes, selon les organisateurs, sont sorties massivement pour dire : « Non merci, touche pas à ma constitution ». Aux dires d’un leader de la Plateforme, la marche de Tombouctou était la toute première activité des Tombouctiens contre la révision constitutionnelle. Le même samedi, en France, les Parisiens se sont réunis autour du chroniqueur, Ras Bath, de la Plateforme qui animait un grand meeting. Le message n’était rien d’autre que le retrait du texte de la révision constitutionnelle. Et ce n’est pas tout, car, au moment où nous mettions cet article sous presse, un autre meeting contre la révision constitutionnelle était annoncé dans l’hexagone. « On est engagé pour que le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) retire la loi de la révision constitutionnelle, s’il ne retire pas, le peuple prendra ses responsabilités face à l’histoire », a martelé, Nouhoum Togo, un des leaders du « Camp du Non » joint par le Républicain, le week-end dernier. On se rappelle que dans un communiqué en date du 19 juillet dernier, le chef de file de l’opposition démocratique et Républicaine, l’honorable Soumaïla Cissé a demandé aux militants, responsables, et sympathisants de la Plateforme « Antè A Bana, Touche pas à ma constitution », des partis politiques de l’opposition du Mali, des jeunes, des femmes du Mali, de la société civile et des syndicats à rester mobiliser, vigilants et déterminés jusqu’à la victoire finale. Selon Nouhoum Togo du Parti pour le développement économique et social (Pdes), la démocratie malienne est entrain de reculer, car, dit-il, les membres de la Plateforme reçoivent très couramment des menaces et intimidations. Au delà de tous ceux-ci, explique-t-il, le droit de manifestation est atteint par le pouvoir public.
Quelles sont les exigences de la Plateforme ?
La Plateforme « An tè, A Bana : Touche pas à ma Constitution ! » exige, avant toute consultation référendaire, le retrait du texte en sa forme actuelle et l’ouverture d’une large concertation des Forces Vives de la Nation en vue d’aboutir à l’adoption d’un texte consensuel. En plus de la libération des localités occupées et le retour de l’administration et de ses démembrements, la Plateforme exige le retour des forces armées et de sécurité dans lesdites localités pour garantir la tenue du scrutin dans des conditions de sécurité adéquates et la possibilité pour toutes les populations de l’intérieur et de l’extérieur de participer à cette consultation nationale. Aux dires des responsables de la Plateforme, la loi de révision constitutionnelle renforce les pouvoirs du président de la République et fait de lui un « Monarque ».
Aguibou Sogodogo

Source : aBamako

aBamako

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