Du terme de ’’l’Insécurité résiduelle’’ utilisé dans le 118 de la Cour Constitutionnelle : Haro sur la honteuse interprétation

Méprisant profondément les hommes et femmes qu'ils utilisent pour leur propre combat politique, les responsables de la plateforme ou de l'opposition, on ne sait plus, qui est qui dans cette jungle politique dans laquelle, l'on ne fantasme que sur ses raccourcis, expliquent le terme ''Insécurité résiduelle'', comme minime, peu important, sans impact réel sur la vie de tous les jours des maliens.
Voilà ce qu'ils continuent de débiter aux maliens dans la violente perspective de combattre le président Keita. Les maliens de bonne foi sont en fin de compte, bien édifiés. Ce n'est plus une affaire de constitution, mais de perche de reconquête du pouvoir. Intellectuels jusqu'aux bouts des ongles de leurs doigts, ils savent pertinemment que le sens qu'ils donnent au terme est loin de l'être.
La situation au nord de notre berceau, épouse parfaitement bien, le terme d' ''insécurité résiduelle'' depuis la nuit des temps, depuis notre indépendance.
L'insécurité dans le nord est cyclique et se manifeste sous toutes les formes possibles depuis toujours, de Modibo Keita à Ibrahim Boubacar Keita en passant par, Moussa Traoré, ATT, Alpha Oumar Konaré, puis ATT, Amadou Haya, Dioncounda Traoré. La seule différence des manifestations de ces insécurités d'avant et d'aujourd'hui, est le fait des mutations socio- politiques et technologiques, sinon, elle a toujours existé et aucun régime n'a pu la circonscrire de manière définitive.
Et quelque soit ses multiples facettes, elle n'a jamais empêché la tenue d'un scrutin quelque soit la dimension de celle-ci. Mais puisque l'interprétation faite du terme arrange les affaires, on le traficote, on tente d'en faire un plat disert bien digérable dans la panse des pauvres mortels qu'on considère très peu.
Sory de Motti

Source : aBamako

aBamako

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