Sur les Echos, Modibo Sidibé , choque la très récente mémoire collective malienne : ’’Sans cap, sans vision, sans agenda, il y a le risque de conduire le pays dans l’impasse’’

Dans la fournaise du ''putschisto''- républicain débat sur la révision constitutionnelle, l'Inspecteur général de Police, ancien PM, Modibo Sidibé, n président des FARE ANKA WULI du parti forgé par les mains de Soumana Mori Coulibaly mais malheureusement vite récupéré son travail de stratège politique, à l'origine du succès des législatives de 2013, s'est fendu d'une interview à brise- cœur.

Le grand chouchou de tous les régimes post 26 mars, parle et oublie ce qu'il a lui même été durant 19 longues années. Là où, le Mali s'est retrouvé le 22 mars 2012, moins d'une année après son départ de la primature d'ATT. Ce président de parti politique, tombé de on ne sait où s'est fendu d'un entretien de très haute littérature sur les colonnes de nos excellents confrères de Niamakoro, les 'Echos'' pour nommer l'organe. C'était vendredi dernier en tout cas en ce qui concerne sa publication. En le prenant aux mots et aux vérités crues qu'il annonce, nous ressentons encore la colère et toute l'envie de nous mordre les cinq doigts à la fois.
L'enfant chouchou, le seul grand bénéficiaire s'il faut le dire ainsi, des évènements du 26 mars, celui- là qui avait l'oreille et la bouche du Lieutenant Colonel Amadou Touré, au CTSP au moment de la rédaction de la constitution à l'origine de la levée de bois verts de l'instant, ministre et secrétaire général de la présidence de la république 19 longues années sans interruption jusqu'à son départ définitif en 2011, quelques petits mois avant la chute de son grand mentor, a parlé. Fini le temps du superflic disponible, discret, aphone et loyal.
Dieu est grand, mais où est donc passé le Capitaine du CNRDRE de Kati bombardé général par le président de la Transition? Dans les profondeurs de ses convictions toutes nouvelles politiquement parlant puisqu'il s'est lui même découvert politique et homme de la société des hommes, pratiquant le malien des bas quartiers seulement en 2011, a dit au micro de notre excellent confrère que, je l'imagine tombant de son fauteuil s'il ne s'y agrippait, lorsque, son interviewé du jour disait ceci ''notre pays, le Mali courrait le risque d'une impasse parce que, sans cap, sans vision''.
Mon dieu, bon dieu, tout ça sortant de la bouche, remontant du très fond d'une personnalité qui aura été le condiment essentiel de toutes les sauces concoctées depuis la tragique et trahissant révolution des 25 et 26 mars 91. Le peuple malien qui y a payé le plus lourd tribut, rase encore les murs face à ceux - là qui aujourd'hui encore, sont tentés par le remake.
Si le CNDRE dans la veine de sa prise du pouvoir fortement saluée, avait convoqué un tribunal tout comme le CTSP en son temps, Modibo Sidibé n'aurait -il pas été dans le box avec les tous premiers ennemis de ce pays cité à comparaître, juste pour le manque de vision; de cap ou d'agenda, tout ce qu'il dénonce aujourd'hui de la gouvernance du président Keita?
Comment aurait- il pu même avec le cocktail des meilleurs avocats du monde, convaincre le tribunal révolutionnaire que, l'honorable Oumar Mariko aurait souhaité durant la transition Dioncounda?
Ministre 10 longues années sous Alpha Oumar Konaré, 9 autres très longues années sous ATT, qui aurait pu après Alpha et ATT, mieux que lui Modibo Sidibé, comparaître devant un tribunal malien, pour répondre des charges se rapportant par exemple, à une manque de vision, de cap et d'agenda, après la débâcle et la piteuse fin de règne de celui qu'il a servi pendant 9 ans avant de sortir par la Primature?
N'est ce pas sincèrement, une absence de cap, de vision et d'agenda qui a mis le feu au palais de Koulouba à moins de 60 jours de la fin d'un double quinquennats. Ce qui ne s'était jamais produit au Mali, malgré deux coups d'état et qui aurait pu porter atteinte à la vie de toute la famille présidentielle dans sa cavale nocturne par les flancs de la colline de Koulouba.
Question à mille balles.
- Qu'est ce que, le président du parti FARE ANKA WULI, après 19 longues années passées au pouvoir très proche des présidents Konaré et ATT, voudrait - il, honnêtement dire aux maliens, après la descente aux enfers de notre pays 5-6-7 ou 8 petits mois après sa longue, très longue proximité d'avec les tenants du pouvoir d'alors, avant de sortir Premier ministre, cédant le fauteuil à la pauvre Mariam Kaidama? Mon dieu, bon dieu, aide le Mali à se débarrasser de tous ces nostalgiques d'une malheureuse époque révolue (mars 91), et éclaire ton peuple qui vaque dans des vastes prairies infestées de cruels faux bergers!
Sory de Motti

Source : aBamako

aBamako

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