Une candidature abeille ou frelon : Le clan Konaré mène la danse

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Elles(les abeilles) se réunissaient samedi dernier pour semblerait- il, trancher définitivement la question de la candidature interne. Si cela s'avérait, il est fort à craindre que le Toboggan n'explose pour de bon.

Trois clans sont dans cette affaire ou des intérêts personnels, un retour au pouvoir tout de suite et au détriment du président Keita, la dispute au réalisme politique de ceux- là qui, ne voient sur leur tablette que le soutien pour un second mandat. Les anti-IBK viscéraux, c'est à dire, les cadres proches de la famille Konaré, partant pour une candidature qui viendrait de Titibougou, donc du président Konaré et son épouse, le clan de ceux- là qui, fortement engagés avec le président Keita et qui pensent que le parti ne peut pas se permettre un tel luxe et le clan des intermédiaires, un peu en appui du second clan, celui des médiateurs.
En tous les cas, les abeilles sont parties pour une randonnée à haut, risque pourvu qu'elles ne rencontrent en chemin un feu de brousse. Pour ceux qui connaissent un tout petit peu l'histoire politique de l'Adema PASJ, c'est le sourire aux commissures des lèvres à la seule réapparition de certaines personnalités très proches de la famille de l'ancien couple présidentiel, pour comprendre les raisons de leur agitation par rapport à une candidature à l'interne. Elles sont sans aucun doute, les portes voix de Titibougou qui a son candidat, à la personne d'Oumar Tatam LY. Ces personnalités pour certaines d'entre elles avaient disparus de la scène politique nationale depuis 2002, après la passation des charges entre Alpha et ATT.
Ce sont : Mmes Konté Fatoumata Doumbia, ancienne maire de la CII, fidèle parmi les fidèles de l'ancienne première dame, Diallo Salimata Ouattara, son ancienne chargée de Mission à Koulouba, puis un temps chef de cabinet ou quelque chose de ce genre à Korofina à la Fondation Partage. Tout autour de ces deux têtes fortes de confiance de Titibougou, de proches du président Konaré, notamment Moustaph Dicko et Boubacar Bah Bill, un ancien ami du président Keita qui, s'est distendu dans les méandres de l'élection au poste de Maire du District.
L'ancien maire de la CV qu'il a été, n'a jamais accepté que Iba N'Diaye soit le préféré de son ami de l'époque. Aussi des moins gradés situés dans la logique d'une candidature interne. Mamoutou Thiam le représentant, on va le dire ainsi du groupe Cabral dans la ruche. Le dernier, l'ancien ministre Dramane Dembélé non moins ancien candidat à la présidentielle de 2013, est lui aussi présent mais sans doute pour sa propre personne. Il dissimule dans son arrière cour, des cadres considérés comme très fidèles, au nombre desquels, Harouna Cissé et Zouré Fadima Maiga. En lorgnant dans le rétroviseur, on devine aisément le camp visé et étiqueté comme des partisans purs et durs d'une seule candidature Adema- RPM, suivez mon regard.
ça va passer ou se casser?
Où est donc passé notre ami, Marimantia Diarra, le puissant secrétaire général du parti? En fin de mandat à Dakar à l'OMVS, le stratège de la ruche, en tout cas ne pipe un syllabe, peut être occupé à refermer ses cartons pour regagner le pays, pendant que le thermo fonce à vive allure dans son toboggan. Et dans la tourmente, un groupe de sages amené par le duo Assarid Ag Imbarcaouane, secrétaire général adjoint ancien député Adema, élu à Djebbock(Gao)et le très ancien célèbre questeur, toujours député de Kayes pour le compte des abeilles, mettraient les pieds et les mains pour rapprocher les vues, des vues inconciliables il faut le dire, en raison de la profondeur des intérêts, des haines, des égos surdimensionnés. Absolument impossible pour le clan des ''Konaré'' De ramener dans leur camp, des personnalités de la carrure des Tiemoko Sangaré, président du parti, Abdoul Karim Konaté ''Empereur'' Adama Tiemoko Diarra, Adama Sangaré, l'inamovible maire du District de Bamako et bien d'autres cadres, qui savent que le compromis dans le schémas actuel, celui du candidat des ''Konaré'', est suicidaire.
La raison de la tentative de retour de Titibougou dans le jeu politique.
Réapparaissant 15 longues années, après le départ de Koulouba, coupant tout lien avec le Mali politique et social, le clan Konaré à travers l'ancienne première dame à la faveur de la journée du 25 mai coïncidant avec les 25 ans de l'Adema, des observateurs, nullement affolés par la vision de cette matinée, sont depuis à table pour écrire la suite, ce que Titibougou prépare.
Deux cartes, l'une sur la table, bien visible: Oumar Tatam Ly, et l'autre bien dissimulée sous la manche du boubou du président Konaré: Modibo
Sidibé
Mesurant la gravité de leur propre autodestruction politique illustrée par leur désintérêt total perçu par beaucoup de maliens comme une ingratitude qu'importe les difficultés que couple présidentiel a vécu au cours des 10 longues années de leur règne, Alpha et Adame, confiants en leur super intelligence, leur redoutable sens de retournement des situations, n'ont pas attendu la fin du mi-mandat du président Keita pour réapparaître fortement secoués de l'élection d'IBK, comme jamais personne avant lui, chose que les Konaré ont cruellement combattu allant jusqu'à imposer ATT à leurs fidèles restés à Bamako- Coura peu avant la fin de leur deuxième quinquennat. Un calcul mesuré certes, mais toujours au cœur de la déchéance politique de l'Adema.
Jamais après lui, une abeille n'a réussi le coup de se faire élire. En son temps, le très intelligent président Konaré, fort de sa connaissance des hommes qui ont été avec lui tout au long de son règne, savait que, personne n'était en mesure de battre IBK à une élection présidentielle, et que, seul ATT, dépositaire d'une aura méticuleusement forgée sur l'ignorance des masses populaires, celles du 26 mars, était en mesure de croiser les fers avec le futur candidat d'espoir 2000. Tout était possible dès lors que, c'est lui Alpha qui organisait le scrutin et qui remettrait le pouvoir après la proclamation des résultats au président élu. IBK avait- il cette chance de reprendre fauteuil d'un homme qui disait à l'envie qu'il ne sera jamais président au Mali?
Aujourd'hui, il est de retour, très bien de retour, même si personne ne l'entend sur rien. Il est revenu non pas pour lui même mais, pour tenter de placer son pion. De source généralement bien informée, le président Konaré ne croit en aucun candidat venant directement de la ruche et il ne reviendrait pour cela. Oumar Tatam Ly, un ex PM du président Keita, le fils ainé de son plus que ami, Ibrahim Ly et Madina Tall, et Modibo Sidibé, le discret et très distant flic en chef qu'il a utilisé dix longues années, et qu'il a immédiatement passé au successeur qu'il a lui même installé dans son fauteuil le 8 juin 2002.
Cadre de rien politiquement parlant, il confierait le destin de ce banquier, ancien PM au membre du clan qui travaille pour lui en ce moment même, dans la bataille d'une candidature propre à l'Adema . Le second, Modibo Sidibé, son fidèle flic, est président d'un parti politique. Il ne manque à aucune rencontre de haut niveau du parti de son mentor.
Il est ancien candidat à la présidentielle de 2013, et sans doute 2018 aussi. On ne sait jamais, le candidat du parti '' FARE AN KA WULI et le camp d'Oumar Tatam Ly dont les affiches décorent le rond point ''Samaba'' tout près de l'immeuble qui serait sa propriété à lui Alpha O. Konaré, mais qui porte encore le nom d'Alou Tomota, ''TOMOTA KA IMMEUBLE, selon les bamakois.
Sa fille ainée, Dramé Kadiatou Konaré avait prit ses quartiers , Cauris Edition, au cœur de cette immeuble, dans l'un des magasins- bureaux situé sur la rue, face à Graphics Industrie. mais elle a disparu du paysage, lorsque votre serviteur a parlé de l'enseigne de l'immeuble, le nom d'un village de la région de Kayes. Ces deux camps( Oumar Tatam Ly- Modibo Sidibé), feraient facilement la jonction au cas ou l'un des deux ténors passerait un tour. Ce n'est pas du tout bête! Alors, c'est dans ce très politique calcul et combinaisons politiques que, le parti Adema organisait sa rencontre de vérité le week-end dernier à l'Hôtel le ''Tumbuctu''. Attendons donc
Sory de Motti

Source : aBamako

aBamako

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