La Codem désormais en ordre de bataille « Que le pouvoir nous respecte en vidant le dossier concernant David Sagara, sinon, la Codem entrera en guerre contre lui», dixit Poulo

Le Président du parti Convergence pour le développement du Mali (Codem), Housseïni Amion Guindo, en revue de troupes, a présidé la conférence régionale de Mopti, ténue à Bandiagara. Au cours de ces retrouvailles entre les militants et les dirigeants du parti de la quenouille, aucune question, concernant la vie de la nation et du parti n’a été négligé. Ainsi, dans son intervention, Poulo, ministre des Sports et membre de la Convention de la majorité présidentielle a été sans équivoque concernant le manque de respect du parti au pouvoir et du pouvoir en général envers son parti. Il a même déclaré une guerre ouverte si le dossier de l’ancien ministre des domaines de l’Etat, des affaires foncières et de l’urbanisme David Sagara n’est pas vidé par l’hémicycle, au cours de la session d’Octobre prochain, car, dit-il, c’est ceux-là mêmes qui l’accusent d’avoir vendu les parcelles de la zone aéroportuaire qui viennent de les vendre. C’était le 15 Juillet dernier, au centre culturel de Bandiagara.

Ce Samedi, la ville de Bandiagara a refusé du monde, venu de tous les cercles de la région de Mopti, de Bamako et d’ailleurs. A noter la présence de plusieurs membres du bureau politique national de la Codem dont : Mamadou Konaké, David Sagara, Honorable Bocari Sagara, Alhassane Abba, Allaye Guindo, Alhousseini Abba, Moussa Kanta, Honorable Karim Yossi, Mah Dramé, etc.

Dans son allocution, le coordinateur des chefs de quartier de Bandiagara, Ousmane Ganamé a prévenu tout le monde : « Faites tout pour que la Codem ne chute pas ».
« Comme succès, nous pouvons affirmer ici que la Codem est la première force politique du cercle avec 82 Conseillers et 7 Maires », dixit Dingué Nantoumé, secrétaire général adjoint de la section de Bandiagara. Il poursuit : « En ce qui concerne les défis, ils sont multiples. Il y a d’abord la bonne organisation des élections à venir, la mise en place d’un plan efficace de communication entre le Bureau politique national et la section de Bandiagara, etc. ».

Pour le Président du parti, Housseini Amion Guindo, visiblement en colère contre certains partis de la majorité présidentielle : « Aucun parti, au Mali, n’est seul maître du jeu politique », a-t-il déclaré avant de poursuivre : « La Codem a été créé, il y a 9 ans. A l’époque, certains ne croyait pas au fait que le parti allait avoir dans l’avenir autant de puissance. Mais aujourd’hui, elle a grandi. C’est la confraternité qui a rendu ce parti célèbre. Je salue les militants du cercle de Bandiagara, car, depuis la Présidentielle de 2013, la Codem s’affiche ici comme première force politique ».

Position politique de la Codem et éventuelle candidature à la Présidentielle de 2018
En parfaite cohérence avec sa position d’antan, la Codem, jusqu’à la conférence nationale est et restera dans la mouvance présidentielle : « La Codem est dans la majorité Présidentielle et y restera, selon les clauses du congrès. Ce même congrès a décidé de la ténue d’une conférence nationale pour déterminer de notre candidature à la présidentielle de 2018. Pour le moment, il n’existe aucun accord de soutien entre la Codem et d’autres partis ou mouvances. Pour rappel, à la création du parti, on était le 119ème parti. Un an plus tard, on a été classé 6ème force. Après les élections Présidentielles, on est devenu 5ème sur l’échiquier politique. Les législatives de 2013 et les communales de 2016 ont fait de nous, la 4ème force. Qui sait, si, en partant à la Présidentielle de 2018, la Codem renforcera sa position ? », a fait savoir Poulo.

Réforme constitutionnelle
Concernant le projet de révision constitutionnelle controversé, le parti de la quenouille n’a, jusque-là pas une position prédéfinie par rapport au choix du « Oui » ou au « Non ». Le Président Guindo affirme : « jusqu’à la ténue de la conférence nationale du parti, nous sommes avec le Président de la République. Le pouvoir est actuellement en passe de proposer en référendum la révision de la constitution du 25 Février 1992. Cette situation a créé des tensions partout. Et le Chef de l’Etat n’a ni reprogrammé, ni annulé le processus. C’est lui seul qui décide de la ténue ou non d’un référendum. Il est sûrement le seul à savoir ce qui est bien pour le pays, à travers ses informations de l’intérieur et de l’extérieur du pays. Ainsi, s’il décide de quoi que ce soit, nous le soutenons ». La Codem n’est visiblement pas le parti qui se chargera de faire la campagne pour le « Oui », en vue de faire de la figuration inutile.

Affaire dite de la zone aéroportuaire
Rien qu’en cherchant à savoir comment les choses se déroulent actuellement dans la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou, l’on a du mal à comprendre la situation de l’ancien ministre des domaines de l’Etat, des affaires foncières et de l’urbanisme, David Sagara, actuellement 9ème Vice-Président de la Codem. En effet, depuis 2014, il est accusé gratuitement d’avoir vendu les parcelles de ladite zone alors que tous les documents et témoignages ont attesté le contraire. Le pire s’est produit lorsque cette année, le régime qui l’accuse a commencé à vendre lesdites parcelles. Où est le sérieux ? C’est dans ce contexte que Poulo, énervé par la situation met le parti sur un pied de guerre : « Si nous sommes ensemble, qu’on l’assume, mais si c’est le contraire, nous sommes prêts à faire face à toutes sortes d’adversité. Nous avons prévenu le Président Ibrahim Boubacar Kéïta que s’il respecte notre parti, nous sommes avec lui. Dans le cas contraire, nous ne le respecterons plus et nous ne respecterons plus ses collaborateurs politiques à travers son parti. Ils ont tout fait pour déstabiliser David Sagara. Mais aujourd’hui, c’est ceux-là mêmes qui l’accusent qui ont vendu les espaces de la zone aéroportuaire. A la session d’Octobre prochain de l’Assemblée Nationale, ils vont vider le dossier concernant David Sagara, sinon, la Codem va déclarer une guerre ouverte. Que le pouvoir nous respecte en vidant le dossier concernant David Sagara, sinon, la Codem entrera en guerre contre lui », s’exclama Housseini Guindo, avec un ton violent et choquant.

A noter également la présence des représentants de plusieurs partis amis de la Codem à cette conférence. Il s’agit des partis RPM, UDD, Yèlèma, Adema PASJ, UM-RDA, MIRIA, MPR, URD, SADI, ASMA-CFP, PDS, MODC, CNID, etc.

Dans leurs témoignages, il y a également plusieurs enseignements qu’on peut tirer. Ainsi, Tapily Oumou Téssougué, représentante du RPM est sans équivoque : « La Codem et le RPM sont de la même famille politique et ont la même vision du Mali. La Codem et le RPM sont liés pour le meilleur et pour le pire. J’espère que nos relations continueront ainsi », dit-elle.
Quand à André Kassogué, secrétaire général de la jeunesse Adema de Bandiagara, il a fait savoir ceci : « L’Adema est ouverte à tous les partis pour des collaborations, sous toutes ses formes ».
D’autres partis ont témoigné de la bonne collaboration qu’ils entretiennent avec la Codem.
Vivement la tenue de la Conférence nationale pour libérer enfin le parti de la quenouille.
Alfousseini Togo

Source : aBamako

aBamako

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