Le bras droit de Ras Bath, Marchal Madou reçoit 3 balles dans la poitrine : Les Maliens condamnés désormais à vivre dans la violence et la répression !

À défaut d’avoir quelque chose dans la tête, le régime dictatorial du roi Ibrahim Boubacar Keita a, semblerait-il, pour l’aide les “gros bras”, loubars et les gangsters des quartiers populaires ou défavorisés de Bamako. L’intelligence d’une force policière protectrice de la population mais le manque total d’humanité d’une nouvelle force au service du régime “ma femme et mon fils” d’abord. C’est devenu illégal au Mali de contester le pouvoir, de tenter de limiter ses excès et ses extravagances.

On a instauré plein de petits règlements pour s’assurer qu’on aura tous les outils en main pour empêcher quiconque de protester. Nous n’inventons rien, nous n’exagérons rien. Cela a déjà commencé avec le véhicule de l’épouse de l’honorable Soumaila Cisse non moins chef de file de l’opposition républicaine. En plus de cela un homme armé a tiré à bout portant sur l’activiste et bras droit de Ras Bath (un homme devenu le pire cauchemar du régime IBK) Madou Kante alias Marchal Madou à Boulkassoumbougou ( Est de Bamako) en commune I, la nuit du 24 au 25 Juillet, peu avant 1h du matin, le blessant grièvement à la poitrine. Atteint par 3 balles, le webactiviste qui n’est toujours pas sorti de l’hôpital, est un des principaux animateurs du nouveau mouvement démocratique qui s’oppose au projet de révision de la constitution initiée par le président de la République. Il a pris une part active à la grande manifestation du 17 juin dernier au cours de laquelle, il était en première ligne aux côtés des leaders de la Plate-forme.

A qui profite son assassinat ?

Dans une vidéo postée sur facebook immédiatement après les faits, les proches du webactiviste accusent clairement le pouvoir en place, de vouloir le «faire taire». Ils font également référence à des personnalités avec «loubards».

Force est de reconnaitre que, l’agression contre Madou-Ka-Journal survient dans un climat de haine et de surenchères verbales déclenché par le pouvoir et ses partisans contre les opposants à la révision constitutionnelle. Elle est la dernière en date d’une longue série d’attaques et d’agressions contre les responsables et militants de la Plateforme AN TÈ, A BANNA:

⁃ une délégation de la Plateforme conduite par le chroniqueur Mohamed Ali Bathily dit Ras bath a été empêchée manu militari, le 2 juillet, d’entrer dans la ville de Bougouni (3ème région administrative du Mali );

⁃ la vandalisation, le 19 juillet, du véhicule de l’épouse de l’honorable Soumaïla Cissé à Bako-Djikoroni (commune V);

⁃l’attaque de miliciens-loubards contre le sit-in pacifique organisé, le 19 juillet, devant l’ORTM par les associations “Trop, c’est Trop” et “Ça suffit”, toutes deux membres de la Plateforme AN TÈ ABANNA ;

⁃l’agression armée, le 20 juillet contre le domicile d’un membre de la Plateforme au quartier Hyppodrome (commune II), blessant grièvement par balles un résidant encore hospitalisé;

⁃l’attaque, dans la nuit du 21 au 22 juillet, contre la voiture des militants de la Plateforme à Sirakoro-Méguétan.

En effet, la soif de pouvoir ne peut mener qu’à des abus de ce genre. Au final, il n’y a plus de limites que l’on n’ose franchir pour arriver à ses fins. Aucune réflexion, juste le réflexe du tueur. Et c’est nous qui aurons à payer pour les débordements de violence de ceux qui devraient être aujourd’hui incarcérés à la maison centrale d’arrêt de Bamakocoura car certainement ce sont des délinquants récidivistes qui sont capables de commettre de telles ignominies. On tape sur ses compatriotes de tous âges, de toutes conditions, même des innocents. On fracture des crânes, on brise des dents pour être sûr de faire régner l’injustice et le chaos.

Existe-t-il à l’intérieur de ces gangs des personnes suffisamment allumées, intelligentes pour se rendre compte de ce qui se passe et de ce qu’on leur commande de faire ? À première vue chercher les lumières est peine perdue. On ne rencontre que des ignorants et des drogués, prêts pour la chasse à court. Sans vouloir faire de mauvais jeux de mots, qu’utilise-t-on pour faire la chasse à court ? Quel est l’animal qui va se mettre à tirer sur des citoyens qui ne font que réclamer seulement leurs droits à la vie dans un pays où le régime incapable de sécuriser les populations, n’est plus au service du citoyen lambda mais au service d’une minorité prête à tout pour sauver ses avantages et ses privilèges ?

Il n’y a pas si longtemps, le Mali était un pays conquis mais qui vivait tout de même une certaine paix. Voulez-vous faire de Bamako une cité de violence et de terreur? À qui profite cette situation ?

Le plan établi est clair, il a déjà été énoncé mais la propagande a fait passer les dénonciateurs pour des “complotistes”, ces méchants empêcheurs de tourner en rond.

La Rédaction

Source : aBamako

aBamako

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