Opérationnalisation de la Force du G5 Sahel : La CAD-Mali sort sa vision de l’initiative

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A la faveur d’une conference de presse tenue le mardi 25 juillet 2017 au musée national, la Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement (CAD-Mali) a exposé à l’opinion nationale et internationale sa façon à elle de voir les choses pour le meilleur de la force du G5 Sahel à venir. Partager les recommandations issues de son atelier organisé à Welessebougou à la veille du sommet du G5 Sahel tenu le 2 juillet dernier à Bamako ; tel était l’objectif assigné à cette rencontre avec les hommes des médias au cours de laquelle la CAD-Mali, en mouvement des sans voix, a plaidé au nom des 103 organisations de la société civile qui la constituent.

A l’endroit donc des décideurs des 5 pays du G5 Sahel, M. Souleymane DEMBELE le directeur exécutif de la CAD-Mali a déploré dans un premier temps une mainmise de la France sur le G5 Sahel. « Nous ne devons pas rester derrière la France, nous devons rester nous-mêmes pour mobiliser nos ressources locales dans la lutte contre la montée djihadiste » a laissé entendre le directeur pour justifier cette position de la CAD-Mali. Cette coalition qui se veut sociale de contre-pouvoir a également signifié sa remarque du contraste existant entre la présence au Mali des forces étrangères et l’aggravation de l’insécurité. Fort de ce constat, M. DEMBELE a estimé que la CAD-Mali plaide pour un retrait progressif de la force française Barkhane et de la MINUSMA. « Ces forces n’étant pas appelées à s’éterniser sur notre territoire, il faut que nous arrivions à voler de nos propres ailes en matière de lutte contre le terrorisme » a t-il expliqué.

« Des cinq pays membres du G5 Sahel, seul le Mali a, à ce jour, honoré son engagement en termes de contributions financières » a déclaré le conférencier du jour d’où son appel aux autres Etats à solder leur part du budget alloué à l’opérationnalisation de la force naissante. De l’atelier CAD-Mali du 29 juin 2017, il a également noté une divergence dans les communications faites par les chefs d’Etats au sujet du projet de cette force sous régionale. La CAD-Mali en a trouvé l’occasion pour demander à ces autorités « un langage commun ».

L’exigence de la transparence sur les fonds accordés au Mali depuis le début de sa crise et la condamnation du lien habituellement fait entre la migration et l’insécurité, sont entre autres les points saillants de cette sortie médiatique de la CAD-Mali qui conçoit que l’assimilation de la migration au terrorisme est un frein à la libre circulation des personnes et des biens.

André SEGBEDJI/abamako.com

Source : aBamako

aBamako

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