G5 Sahel : Reserves et griefs de la CAD – Mali

La Coalition des alternatives africaines dette et développement (CAD-Mali), a entretenu, mardi dernier, la presse sur les enjeux et défis du G5 sahel (G5S), un cadre de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité, créé lors d’un sommet tenu à Nouakchott du 15 au 17 février 2014 par cinq États du Sahel : Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad. Animée par le directeur exécutif de CAD – Mali, Souleymane Dembélé, la rencontre avec les médias a eu lieu au Musée national de Bamako, en présence de son secrétaire permanent, Broulaye Bagayogo.
La tenue de cette conférence de presse intervenait en application des recommandations de « Espace Thé politique (espace d’expression et débat populaire)», tenu le 29 juin dernier à l’hôtel Massaley sur le G5S, en présence des personnes ressources de l’Etat et de la société civile. Il s’agissait ainsi d’en informer l’opinion nationale et internationale à travers la presse. D’où la tenue, selon les organisateurs, de la présente rencontre.
Parlant des enjeux liés à ce groupe, la CAD – Mali, à travers ses résolutions, laissait entendre que la création du G5S ressemble à « une mise sous tutelle » du Mali par la France et les Nations unies. M. Dembélé a révélé que les participants à cet « Espace Thé politique » avaient émis des réserves sur « le leadership de la MINUSMA et de l’Union européenne dans les réformes du secteur de la sécurité ». Aussi, accusait-elle les forces étrangères de manipuler les populations du Nord. Tout en déplorant le lien établi entre l’émigration et la sécurité pour freiner la circulation des personnes, l’Espace Thé politique avait, selon le directeur exécutif, également suggéré la transparence autour de la gestion des fonds mobilisés dans le cadre de la crise que connaît le Mali. Avant d’interpeller les autorités du G5S sur l’absence de communication et de clarification sur la nature et les conditionnalités de la contribution annoncée par l’Union européenne à l’endroit du G5 sahel.
La Coalition des alternatives africaines, dette et développement est un mouvement social d’alternatives populaires. Elle milite pour la participation citoyenne et l’accès aux services sociaux de base à travers des actions d’information, de formation, de communication, des actions et le plaidoyer. Elle regroupe environ cent trois organisations membres d’horizons très divers : organisations de paysans, de femmes, de jeunes, d’handicapés, de radiothérapeutes, d’opérateurs économiques locaux, d’ONG, de syndicats… La CAD – Mali dispose aussi de huit antennes de relais dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal.

Mariam F. DIABATE

Source : aBamako

aBamako

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