Nomination des cadres ADEMA à des postes administratifs

L’ADEMA étant un Parti allié du régime d’IBK dans le cadre de la Convention de la Majorité Présidentielle (CMP), est la 2ème force de ladite convention après le RPM. Elle est également la 2ème force politique sur le plan national. Cette majorité ne dort plus que d’un œil, du fait que de plus en plus, l’ADEMA veut sortir un candidat à l’interne selon les recommandations de la 15ème Conférence Nationale du Parti tenue en mars 2017.
Dès lors deux camps se battent pour faire valoir leurs arguments. Pour le camp qui exige de suivre les recommandations de la conférence nationale de mars 2017, il faudra à tout prix un candidat à l’interne, rien d’autre. Pour ce camp, un parti est fait pour conquérir le pouvoir et gouverner. Les élections permettent à un parti politique de mesurer sa force et de roder les militants à l’organisation et à la participation aux élections.
Pour le second camp, composé de Ministres ADEMA qui a servi les gouvernements successifs d’IBK, pense qu’il faut renoncer à ses ambitions, faute d’argent et conforter un régime en manque de bilan et de vision pour le devenir du Mali. Le camp du ‘’oui’’ pour une candidature interne est celui qui soutient les structures à la base. Cela a été même confirmé le samedi 22 juillet 2017 dans les conclusions de la retraite tenue à l’occasion pour confirmer si besoin en était. L’option de présenter un candidat interne est donc l’avis des sections exprimé lors de la 15ème Conférence Nationale.
Les semaines précédentes, le nouveau Premier Ministre a fait un clin d’œil aux cadres de l’ADEMA afin de casser l’élan réfractaire de quelques cadres en leurs demandant de lui faire parvenir 25 CV pour être nommés à des postes administratifs. De cette date à maintenant, plusieurs CV ont circulé sous les manteaux des membres du Comité Exécutif, chacun prêchant pour sa chapelle.
Finalement, jusque-là, seul le nommé Assarid Ag Imbarcawane de Djebok a été appelé en qualité de conseiller spécial. Assarid est qualifié par certains cadres du Parti de Charles Maurice de Talleyrand-Périgord. Même le Président IBK a eu à le qualifier par ce nom, lors du vote de la déclaration de Politique Générale du Premier Ministre Modibo SIDIBE.
Au moment, ou IBK en qualité d’opposant avec « un pied dedans et un pied dehors» trouvait que ce programme est très global et mal défini, Assarid le trouvait très bon comme projet et pour lui, il n’y avait rien à redire sur ledit programme. C’est là qu’IBK est sorti de son gang pour dire à Modibo SIDIBE de se méfier des hommes politiques qui sont avec tous les régimes sans être avec aucun.
Si le vrai Talleyrand a vécu de 1754 à 1838 à Paris, notre Talleyrand malien est avec tous les régimes depuis Modibo KEITA jusqu’à IBK qu’il ne cessait de critiquer. Il a passé plus de 25 ans à l’Assemblée Nationale du Mali. Le reste des 24 CV ont-ils été jetés à la poubelle, comme ce fut le cas à Alger pendant les négociations où 13 pages d’observations des forces vives de la nation ont subi le même sort.
Même si on déployait les cadres qui sont les propriétaires des 24 autres CV à des postes, cela suffira t-il pour détourner l’ADEMA dans la mise en œuvre des recommandations de la 15ème Conférence Nationale ?
Ivette GUINDO

Source : aBamako

aBamako

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