Terrorisme – Philippe Migaux : « Iyad ag Ghali veut changer de dimension »

ENTRETIEN. Comment le Touareg malien se renforce-t-il au-delà du Nord-Mali pour contrer la montée en puissance dans la région de l'État islamique ? Explication.

Depuis le 2 mars dernier, un nouveau groupe djihadiste sévit dans le Sahel avec à sa tête un homme insaisissable : Iyad ag Ghali, surnommé « le lion du désert ». Son organisation liée à Al-Qaïda rejoint la nébuleuse djihadiste dans la région formée autour d'Ansar Dine, Al-Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar et les "Katibas du Macina", un mouvement dirigé par le Peul Amadou Koufa, actif dans le centre du Mali. Bien connu au nord du Mali, Iyad Ag Ghali, 59 ans, originaire de la tribu des Ifoghas, a tissé des liens solides auprès de la communauté touarègue en chapeautant les deux katibas touarègues d'Aqmi et en créant un maillage territorial, notamment autour de Kidal à la frontière algérienne. Il a "réussi à fédérer des groupes disparates, y compris peuls" au centre et au sud du Mali avec le Front de libération du Macina représenté par Amadou Koufa.

Ce même groupe, récemment créé, a revendiqué le dimanche 9 juillet, par une vidéo, l'attaque d'un détachement militaire à Midal dans la région de Tahoua au Niger, causant la mort de cinq soldats des forces de défense et de sécurité du Niger le 5 juillet. Si le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans" (GSIM) affirme n'avoir subi aucune perte en vies humaines, il a en revanche pu récupérer des véhicules et des armes lourdes, ainsi qu'une quantité importante de munitions.

Opérant habituellement au Mali, Iyad ag Ghali explique dans un communiqué sa volonté de jouer un rôle plus important dans la zone. En menant des attaques dans les pays voisins, comme le Niger. En représailles de son implication avec le Mali dans la lutte antiterroriste et pour son engagement aux côtés de la coalition dirigée par la France au Sahel. Philippe Migaux, maître de conférences à Sciences po Paris, s'est récemment penché sur la montée en puissance d'Iyad ag Ghali dans la zone. Pour Le Point Afrique, il explique les raisons de l'inquiétante liberté d'action dont bénéficie aujourd'hui le Touareg malien.

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Source : Africatime

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