Au Tchad, la France promet à ses militaires des « moyens » contre les jihadistes

N'Djamena, 30 juil 2017 (AFP) - La ministre française des Armées, Florence
Parly, a commencé dimanche une tournée africaine au Tchad où elle assuré les
militaires français engagés dans l'opération anti-jihadiste Barkhane qu'ils
auront "les moyens nécessaires à l'exécution" de leur mission.
"Vous pouvez compter sur ma détermination pour que vous disposiez des
moyens nécessaires à l'exécution de votre mission", a-t-elle déclaré devant le
commandant de l'opération Barkhane établi à N'Djamena pour lutter contre les
jihadistes en soutien avec les pays de la bande sahélo-saharienne.
"C'est mon combat, il est moins risqué que le vôtre, bien sûr, mais je veux
vous le dire, car vous avez sans doute eu écho de récents débats parisiens",
a-t-elle ajouté.
Le chef d'Etat-major de l'armée française Pierre de Villiers a démissionné
de ses fonctions après s'être insurgé, à huis clos devant la commission de la
Défense de l'Assemblée, contre les économies de 850 millions d'euros demandées
à la Défense en 2017.
Le 13 juillet, le président français Emmanuel Macron l'a sévèrement recadré
devant toute la hiérarchie militaire, jugeant "pas digne d'étaler certains
débats sur la place publique".
Mme Parly doit s'entretenir lundi avec le président Idriss Déby Itno, puis
au Niger avec le président Mahamadou Issoufou et au Mali avec le président
Ibrahim Boubacar Keïta, selon un communiqué du ministère.
La ministre effectuera une partie de ce déplacement conjointement avec son
homologue allemande, Ursula von der Leyen.
La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes
engagés dans l'opération antijihadiste Barkhane, a poussé à la création d'une
force militaire conjointe des pays du G5 Sahel: Mauritanie, Tchad, Mali, Niger
et Burkina Faso.
Cette force, qui devrait compter 5.000 hommes, nécessite un financement de
423 millions d'euros, loin d'être atteint. Les Etats-Unis notamment se sont
montrés très réticents.
Mme Parly "réaffirmera le soutien de la France à la montée en puissance de
la force conjointe du G5 Sahel", une force "appelée à jouer un rôle essentiel
pour combattre le terrorisme et les trafics qui contribuent à l'instabilité de
la région".
"Dans les entretiens communs qu'elles auront avec leurs hôtes, au Niger et
au Mali, la ministre des Armées et son homologue allemande auront par ailleurs
l'occasion de marquer leur appui en équipement et en formation à la force du
G5, ainsi que leurs efforts actifs pour mobiliser les partenaires européens et
internationaux en soutien de son action", a souligné le ministère.
thm-yas/st/mdr

Source : aBamako

aBamako

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