Offensive des partisans du Oui: la balle est dans le camp d’IBK

Malgré la poursuite de leurs activités, les tenants ou non de la révision constitutionnelle semblent revenus à de meilleures intentions, après quelques dérapages observés ça et là. En effet, on constate une accalmie sur la scène nationale. Lors d’une interview qu’il nous avait accordée, Cheikh Oumar Coulibaly, Chef de cabinet du ministre de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne, avait, justement, fait savoir que l’heure n’est plus à l’incompréhension, à la discorde entre les hommes politiques maliens et entre les différentes obédiences qui se tiraillent autour de la révision constitutionnelle.
Il avait ajouté que l’heure est à la recherche du dialogue, autour de l’essentiel, pour sauver le Mali. En fait, la plateforme Oui An Son Na avait jugé bon de répliquer à la plateforme An Tè A Bana et s’était engagée dans une large campagne de sensibilisation. L’opérateur économique, El Hadj Cheikh Oumar Gadjigo, préoccupé par la tension qui régnait entre les deux tendances, a même dit que l’objectif de la plateforme An Tè A Bana était de déstabiliser le pays.
La plupart des partisans de la révision constitutionnelle sont convaincus qu’il faut aller au référendum qui est un instrument de la démocratie et tiennent à y associer les populations. Dans ce contexte, les choses allaient de mal en pis, mais, les dernières évolutions de l’actualité, notamment la tentative d’assassinat de Maréchal Madou, ont favorisé l’apaisement des esprits et, aujourd’hui, des appels à la sérénité fusent de partout. C’est dans ce cadre que les responsables de la plateforme Oui An Son Na ont organisé une conférence de presse pour dénoncer la tentative d’assassinat de Madou Kanté dit Maréchal. A l’occasion, ils ont fait prévaloir la paix et condamné la violence. La plateforme Awo A Béké, favorable à la révision constitutionnelle, a été créée, au Carrefour des jeunes. Elle a clamé les mérites de la nouvelle constitution. L’Union des Jeunes Musulmans du Mali s’est réunie, le week-end dernier, à Ségou, en compagnie de certains membres du gouvernement et des élus, pour s’approprier le texte de révision constitutionnelle. A Bamako, aussi, des religieux essayent de trouver la juste mesure de la révision constitutionnelle, dans leurs prêches. Malgré la multiplication des plateformes, les discours sont devenus plus conciliants. A cette offensive des partisans du oui, l’autre camp est resté silencieux, après avoir fait une démonstration de force. En fait, c’est un silence trompeur puis que la plateforme An Tè A Bana a programmé une autre marche pour exiger le retrait pur et simple du projet de révision constitutionnelle et dénoncer : « la violation de la constitution par le président de la République; l’amputation et le tripatouillage du serment du Président; l’incapacité du Président et du Gouvernement à enrailler l’insécurité sur l’ensemble du territoire; la solidarité avec les FAMAS et leurs familles; la politisation de la justice; la vérité sur la tentative d’assassinat de Maréchal Madou… »
Enfin, pour un appel à la sérénité dans tous les regroupements, la balle est désormais dans le camp d’IBK.
B.D.

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here