Prétendue découverte de charniers à Kidal : Quand la MINUSMA tombe dans la manipulation !

Sous la pression de l’opinion nationale depuis les batailles rangées de Takalout, les forces onusiennes de la MINUSMA qui s’apparentent de plus en plus à des complices des rebelles de la CMA aux yeux des Maliens, ont été poussées à la défensive sur le terrain communicationnel au point qu’elles ont trouvé refuge dans un nouveau sujet totalement anachronique. Comme si elles voulaient vite évacuer le débat sur les récents évènements militaires qui ont secoué la région de Kidal sous leur nez sans qu’elles n’aient éprouvé aucun intérêt à agir pour empêcher les combattants de la CMA d’attaquer les positions du GATIA d’abord à AguelHock et ensuite à Takalout. Des attaques qui se sont soldées par un véritable carnage.

Fortement interpellées ainsi par des millions de Maliens sur leur rôle d’interposition, de stabilisation et de protection des civils au Mali, au lieu de donner des explications, elles comptent rebondir avec le sujet de charniers pour essayer de corriger leur image. N’est-ce pas une peine perdue ? Si l’on sait que leur comportement sur le terrain ne fait que confirmer un préjugé déjà défavorable qui colle depuis belle lurette sur leurs bérets bleus. Les Maliens ont compris que les Nations unies ne visent à terme que la scission future du pays pour contenter les rebelles du MNLA qui ont aidé la France, les Etats-Unis et la Grande Bretagne à éliminer le guide libyen, Mouammar El Kadhafi en 2011 pour des intérêts purement économiques.

Sinon, pourquoi faire le médecin après la mort quand on peut empêcher le mal de se produire ? Il n’y a pas mille entrées et sorties pour la ville de Kidal et tout le monde sait que les combattants de la CMA sont partis de cette bourgade. Et en partant à l’assaut des positions tenues par le GATIA autour de Kidal, ils passent forcement soit devant les check-points de la MINUSMA ou pas loin de ces verrous. Ce sont des contingents tchadiens, sénégalais et guinéens, des frères africains qui sont venus prêter main forte au Mali mais qui ne peuvent agir que sous ordre. Qui a donc refusé de s’assumer dans cette série de batailles ? Pas besoin de creuser dans ses méninges pour chercher la réponse à cette question, le commandement militaire de la MINUSMA est assuré par un officier général français. Qui se fait très discret. Or nul n’ignore le niveau d’implication de la France dans cette crise malienne. L’on ne peut donc pas compter sur la neutralité de la France dans ce conflit surtout à aller contre les intérêts de ses protéger de la CMA pour service rendu.

De l’inefficacité à la manipulation

L’histoire donc du charnier à Anefis sans donner des pistes sur les présumés auteurs prouve déjà à suffisance qu’on chercherait à dissimuler une situation. C’est juste un jeu de dupes dont l’objectif est de détourner l’attention des Maliens sur le vrai sujet. Qui n’est autre que la duplicité et la complicité des forces onusiennes de la MINUSMA et françaises Barkhane au Mali face aux rebelles de la CMA. Lesquelles n’ont jamais respecté un seul point de l’accord du 20 juin qu’ils ont signé en 2ème temps.

Sinon est-ce difficile de dire que s’il y a eu massacre, il ne peut être l’œuvre que de la CMA. Qui a attaqué le premier ces jours les positions jusque-là tenues par le GATIA sous la pression de ces mêmes forces, il y a environ un an. Cette thèse est soutenable que le contraire. Car, avant l’arrivée des combattants de la CMA, ceux du GATIA qui tenaient le lieu avaient déserté. Donc pas besoin de chercher de boucs émissaires ou à faire partager la poire entre les deux belligérants. Le GATIA dans sa retraite n’a nullement besoin de commettre des assassinats sommaires qui puissent le compromettre un jour. Nul besoin de faire de l’alchimie pour savoir que le GATIA ne serait nullement impliqué dans cette affaire. Sinon, pourquoi attendre tout ce temps pour commettre ces genres d’actes ignobles, après avoir vécu de longs mois ensemble sans anicroches.

Ce ne sont pas non plus l’œuvre d’aucun prétendu djihadiste encore moins de terroristes. A moins qu’on nous dise que les combattants de la CMA sont des djihadistes, des terroristes. Si tel est le cas, qu’est-ce que les Français et les Nations Unies tricotent alors avec « ces djihadistes » ?

En réalité, la MINUSMA et Barkhane sont acculées par la mobilisation de la société civile, sous la houlette des jeunes de la Plateforme « On a tout compris waati sera » qui a organisé un sit-in le jeudi dernier devant l’Ambassade de France pour dénoncer leur jeu trouble dans cette crise.

M A D

Source : aBamako

aBamako

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