Décentralisation & société civile : Caravane de presse sur les Agences de Développement régional Une journée pour se faire découvrir et se faire apprécier.

Créées par l’ordonnance N°2015-017/P-RM du 02 avril 2015 et ratifiées par la loi N°2015-041 du 16 juillet 2015 les Agences de Développement Régional ADR ont pour mission de favoriser le développement régional et local dans leur espace d’intervention. A ce titre, elles sont chargées d’assister les collectivités territoriales dans l’exercice de la maitrise d’ouvrage du développement régional et local.

C’est pour partager les rôles spécifiques que l’ADR de Ségou à l’instar de celle des autres régions a ouvert ses portes à la presse c’était le 06 juillet 2017 au gouvernorat de Ségou puis au siège de l’Agence à Pelengana.

Les travaux qui étaient présidés par le conseiller administratif et juridique du gouverneur ont enregistré la participation des autorités politiques et administratives, régionales et locales, les représentants de la société civile et bien entendu ceux de la presse toute catégorie confondue.

Au moyen de deux projections vidéos, les participants ont revisité (pour les plus anciens) et découvert (pour les plus jeunes) l’histoire politique du Mali de l’indépendance à nos jours, les différents régimes qui se sont succédé jusqu’à la démocratisation marquée par la décentralisation. Celle-ci aussi à travers ces phases communalisation et de nos jours régionalisation.

La seconde projection a mis l’accent sur les motivations de la régionalisation qui constitue en réalité une étape de la décentralisation, étape au cours de laquelle les collectivités/régions seront mieux dotées en moyens technique, financier et humain afin d’asseoir un développement humain durable.

En réaction à ces communications vidéo, l’auditoire a voulu s’informer davantage sur les aspects relatifs au fonctionnement des ADR, leur relation avec les autres acteurs du développement local et régional et surtout les conflits d’intérêt avec les plateaux techniques des conseils régionaux. La direction de l’agence a apporté des apaisements avant de préciser que l’agence intervient en cas de demande formulée par la collectivité.

La visité des locaux à Pelengana a clos la journée.

Atelier de mise en place de l’antenne régionale de la coalition nationale sur le droit a l’alimentation (sécurité alimentaire et nutritionnelle)

Le droit humain à l’alimentation est réalisé « lorsque chaque homme, chaque femme et chaque enfant seul ou en communauté avec d’autres a physiquement et économiquement accès à tout moment à une nourriture suffisante ou au moyen de se la procurer. »

C’est pour faire du droit à l’alimentation, un droit reconnu par la loi fondamentale que la coalition nationale sur le droit à l’alimentation (sécurité alimentaire et nutritionnelle) veut engager les actions concrètes dont la finalité est d’obliger l’Etat à lutter contre la faim même en période de catastrophe naturelle. En effet le Mali a signé et ratifié le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels respectivement le 16 décembre 1966 et en 1974. Entrée en vigueur le 3 janvier 1976, le Pacte traite en son article 11 du droit humain à l’alimentation. Il a aussi adhéré aux directives volontaires du Fonds des Nations pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).Toutefois, aucune disposition n’est encore prise pour l’harmonisation avec l’arsenal juridique national. Même la Constitution, Acte fondamental du pays ne reconnait pas en son article 17 le droit humain à l’alimentation. En effet l’article 17 de la constitution du Mali dispose que « L’éducation, l’instruction, la formation, le travail, le logement, les loisirs, la santé, et la protection sociale constituent des droits reconnus » et pire, les stratégies et programmes développés ne perçoivent pas l’alimentation sous l’angle du droit humain.

Après des acquis au niveau national, la coalition a étendu son réseau à travers des antennes régionales à Kayes, Sikasso, Ségou. Formée uniquement d’acteurs de la société civile et opérant dans le domaine de la sécurité alimentaire la coalition régionale de Ségou a vu le jour le 06 juillet 2017 au terme d’un atelier à la coordination régionale des ONG. Elle a pour mission de participer activement aux grandes décisions relatives au développement en général et à la question de sécurité alimentaire et nutritionnelle en particulier. L’atelier de mise en place fut l’occasion pour la quarantaine de participants de se familiariser sur la question de mesurer le chemin parcouru. Le comité de pilotage de la coalition régionale est dirigé par l’ONG CSPEEDA (point focal) appuyée par le conseil régional de la société civile et l’ONG WALE

Participation citoyenne à l’action publique

Pour un renforcement du contrôle citoyen

Une quarantaine de représentants des organisations de la société civile des régions de Kayes, Ségou et Mopti ont pris part à la formation des formateurs du programme d’appui à la décentralisation et à la réforme de l’Etat PADRE, c’était du 10 au 14 Juillet dernier à l’hôtel Mandé de Bamako. Le PADRE vise à améliorer les capacités institutionnelles, économiques et financières des collectivités dans sa zone d’intervention. Il a quatre composantes qui dont le renforcement des mécanismes de contrôle étatique et citoyen des investissements publics des collectivités territoriales. Ce champ vise à doter le citoyen de capacité à pouvoir suivre et évaluer la gestion des ressources publiques dans sa collectivité. Afin de mettre en route cette participation citoyenne à l’action publique,(PCAP) le PADRE a conclu avec les organisations faitières de la société civile pour la formation des formateurs multiplicateurs sur la démarche.

Pendant cinq jours les participants se sont familiarisés avec les techniques d’animation d’un atelier, la présentation du domaine PCAP et de l’approche PDRE. Le plaidoyer lobbying, la communication, la décentralisation, la gestion communale, la planification communale et la communication communale.

Les communications en power point étaient soutenues par des travaux de groupe permettant aux auditeurs de mieux partager leur savoir faire.

Source : aBamako

aBamako

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