COMANAV : La nouvelle compagne promet

Pour sa campagne 2017-2018, la compagnie de transport fluvial envisage de transporter 17 000 passagers et 10 704 tonnes de marchandises

Le quai de Koulikoro était particulièrement animé mardi dernier. Les bateaux Kankou Moussa, Tombouctou et Firhoun Ag El Insar étaient accostés sur les berges du fleuve. L’air heureux, les travailleurs de la Compagnie malienne de navigation (COMANAV) avaient mis leurs habits neufs pour la nouvelle campagne. Des nuages pluvieux menaçaient de gâter la fête. Accroché à la proue et à la poupe des navires, le drapeau national flottait au vent fluvial du matin. Une cantatrice célèbre de la localité chantait les faits d’armes de la COMANAV.

C’est dans cette atmosphère conviviale et festive que la délégation du ministre des Transports a été accueillie sur le quai de Koulikoro. Après s’être installé dans la cabine du bateau Firhoun Ag El Insar, Me Baber Gano tient le macaron du navire pour lancer officiellement la campagne 2017-2018 de la COMANAV.

En commandant de bord, le ministre fera une courte croisière en compagnie du gouverneur de la Région de Koulikoro, Sékou Coulibaly, du maire de la commune de la ville, Ely Diarra et de la présidente directrice générale de la COMANAV, Elwangary Maïmouna Haïdara.
Avant cette petite balade sur les eaux du Djoliba, la PDG de la COMANAV avait venté les bons résultats enregistrés par la société au titre de la campagne 2016-2017. «En 2016, la COMANAV a réalisé 70 rotations (voyages), transporté 12 884 passagers et 8 203 tonnes de marchandises», a indiqué Elwangary Maïmouna Haïdara. Elle a précisé que les bateaux à faible tirant d’eau (les nouveaux bateaux Modibo Keïta et Firoun Ag Al Insar) ont fortement contribué à l’atteinte de ces résultats.

Parlant de la nouvelle campagne, la patronne de la COMANAV a annoncé que la compagnie envisage de transporter 17 000 passagers et 10 704 tonnes de marchandises. Elle a également parlé de la poursuite du renouvellement de la flotte, de la construction d’un chantier naval à Mopti, de la reprise de la desserte du fleuve Sénégal d’Ambidédi (Kayes) à Saint Louis (au Sénégal) et du bief sud du fleuve Niger, de Bamako à Kankan (Guinée). Elwangary Maïmouna Haïdara n’a pas manqué d’attirer l’attention sur «l’ensablement du lit du fleuve, le timide recouvrement des créances administratives, l’insécurité dans les zones d’activités de la société».
Certaines de ces difficultés tout comme le dragage, le balisage, la construction et la réhabilitation d’infrastructures portuaires trouveront, selon la patronne de la COMANAV, dans la mise en œuvre du Projet de réhabilitation économique et environnemental du fleuve Niger leur solution.

Un projet très cher au président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, dira le ministre des Transports. Me Baber Gano ajoutera que malgré l’ampleur des défis, la COMANAV est restée fidèle à sa mission de désenclavement intérieur et extérieur du pays. «L’activité est saisonnière, d’où l’intérêt d’en tirer le maximum de profit dans un contexte précaire caractérisé essentiellement par diverses formes d’agressions dont le fleuve Niger est quotidiennement victime», a-t-il conseillé.

Source : aBamako

aBamako

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