L’arène politique Malienne : Un collectif des partis voit le jour

Le mercredi, 9 Août 2017, au siège du PACP (Parti pour l’Action Civique et Politique), a eu lieu le lancement d’un regroupement de partis politiques extraparlementaires dénommé CPEM (Collectif des partis Politiques Extraparlementaires du Mali). Composé d’une trentaine de partis politiques de toutes mouvances confondues, ce collectif à pour but de mieux se positionner et contribuer à l’apaisement du climat actuel sur l’échiquier politique Malien. C’était en présence de son président d’honneur, Yeah Samaké, et d’autres responsables dudit regroupement.

Depuis que le président IBK a pris l’initiative de réviser la constitution du 25 Février 1992, le climat social est devenu extrêmement tendu voire belliqueux entre les acteurs du jeu démocratique, animé par le camp du NON et celui du OUI au projet de reforme constitutionnelle. Les partisans de deux fronts montrent, à chaque fois, quand la circonstance se présente, leurs muscles à travers une véritable démonstration de force.
Pour le camp du NON à l’image de la plus grande marche de l’histoire du Mali en date du 15 juillet 2017, qui a mobilisé prés d’un millions de manifestants et l’accueil triomphal du chroniqueur RAS BATH du 3 Août dernier. Quant au camp du OUI, à travers des caravanes dites d’explications et de sensibilisations des citoyens à l’intérieur du pays et la forte mobilisation de l’ORTM il a tenté de convaincre.
Nos concitoyens sont presque divisés entre ces deux camps. Cette situation perdure, et le président IBK certainement mal conseillé par une minorité qui s’agrippe au pouvoir pour préserver ses intérêts ne veut pas entendre raison. Malgré l’avis défavorable des experts constitutionnels, IBK ne veut point reculé. Tous les patriotes constitutionnalistes chevronnés et reconnus en la matière dont des anciens ministres ont émis une sérieuse réserve sur l’objectif et la motivation réels de cette nouvelle constitution taillée sur mesure. Une consultation référendaire exige la participation de l’ensemble des populations où qu’elles se trouvent sur le territoire Nationale. Or, cela n’est pas le cas du Mali actuellement. D’où la divergence des opinions. Chaque camp l’interprète à sa manière.

C’est dans ce contexte difficile et complexe pour le pays, que le CPEM entend jouer à l’apaisement dans cette crise qui se profile à l’horizon, pour l’intérêt supérieur de la nation. C’est ainsi que le 1er vice-président du CPEM, Mamadou L. Sylla, a fustigé la classe politique au pouvoir et l’opposition qui ont également des représentants à l’hémicycle, pour leur manque de considération à l’égard des partis extraparlementaires, dans les prises de décision.
D’ou, l’idée de créer cette formation politique (CPEM), en vue d’une conjugaison des efforts afin d’élire des députés et des conseillers municipaux dans le but de faire justement entendre sa voix et participer activement à la vie des Nations. Pour le conférencier du jour, le collectif va également s’impliquer dans la recherche de solutions aux crises cycliques qui secouent le Mali.

Dans leur déclaration décryptée par son porte-parole, Alassane Dembélé, le collectif explique davantage les raisons qui ont motivé sa création en ces termes : « Nous, partis politiques n’ayant pas de représentants à l’Assemblée Nationale ; résolus à renforcer la solidarité entre les partis politiques extraparlementaires ; comprenant qu’il importe plus que jamais de coordonner les actions et les stratégies de lutte de nos différentes formations en vue de favoriser une mobilisation et une motivation de nos militants et sympathisants ; conscients du nombre des partis n’ayant pas de députés à l’Assemblée Nationale ; conscients que, malgré l’importance des rôles et responsabilités que nous jouons, nous ne sommes pas consultés pour la prise des décisions portant sur la vie de la nation ; sommes convenus de créer le collectif par la présente rencontre dénommé le Collectif des partis politiques extraparlementaires du Mali ».
Seydou Diarra

Source : aBamako

aBamako

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