Ce que je pense : Terrorisme et insécurité au Sahel : le Mali au cœur d’un tourbillon

Faut-il le rappeler, les Etats qui signèrent, en 1945, la Charte des Nations-Unies s’étaient solennellement engagés, dans sa préambule, « à préserver les générations futures du fléau de la guerre, à créer les conditions nécessaires au respect du droit international, à unir les forces pour maintenir la paix et la sécurité, à instituer des méthodes garantissant qu’il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l’intérêt commun.»

De nos jours, le constat est amer, le Mali perd le contrôle sur une grande partie de son territoire. Les soldats maliens et ceux de l’ONU sont pris pour cibles par les terroristes, le Mali y perd des citoyens civils. Les premières victimes sont des gardiens, qui de surcroît sont sous-payés.
Si d’aucuns pensent que la situation s’empire à cause du manque de contrôle sur Kidal. Par ce que, la France aurait des intérêts à préserver, moi je pense que la France n’a aucune raison valable à s’interposer et empêcher les FAMAS d’y rentrer. Par conséquent, rien ne saurait tout de même justifier le comportement de la France dans un Etat souverain comme le Mali.
A quoi servent Barkhane, et Serval ? Bien que ces forces n’ayant pas de prérogatives pour remplacer l’armée malienne, je pense qu’elles doivent quand même diminuer considérablement la menace terroriste.
Pour certains analystes, pour renverser l’adversaire, il faut proportionner ses efforts à sa force de résistance. Or, la force de résistance s’exprime par le produit de deux facteurs inséparables : la grandeur des moyens disponibles et l’intensité de la force de volonté.
Avec des militaires formés pour le maintien de la paix, et des moyens militaires insuffisants, nous devons revoir notre stratégie. Car je pense que, ce qui compte, c’est la vie de nos compatriotes.
La lutte contre le terrorisme n’est pas que militaire, le Mali ne s’en sortira pas à ce rythme. Je pense que, nous devons comprendre les motivations des acteurs, et chercher une brèche. Pendant que les pays du champ se réservent le droit de rester dans leur zone de confort, nos soldats et ceux de l’ONU perdent la vie ainsi que nos concitoyens. En tout cas, je pense que, la résolution du problème passe la ruse et non pas par les armes forcement.

Yahia TRAORE, Juriste analyste politique

Source : aBamako

aBamako

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