LE Collectif des Fournisseurs et Operateurs Economique face à la presse pour échanger sur le conflit de la dette intérieure qui l’oppose à l’état Une atmosphère tendue !

Le Collectif des Fournisseurs et Opérateurs Economique était face à la presse pour, selon ses membres expliquer le différend qui l’oppose à l’état. C’était jeudi dernier à la chambre de commerce L’objectif de la conférence de presse visait la dette intérieure et était placée sous la présidence du Secrétaire Administratif du Collectif, N’Tji COULIBALY.

Depuis un certain temps, la situation entre l’Etat et les Fournisseurs par rapport à la dette intérieure continue de faire la chronique, au moment ou après plusieurs rencontres et une visite improvisée dans le département en charge de l’Economie et des Finances. Après les résultats de la commission sur la synthèse du rapport de la dette fournisseur, le collectif conteste et décide d’aller jusqu’au bout de son combat, car il s’agit d’abord de 80 milliards de francs CFA, c’est ce que réclament plusieurs fournisseurs à l’Eta malien. Regrouper depuis peu au sein d’un collectif pour rentrer en possession de leur dû, ils attendent les résultats des démarches entamées auprès du ministère en charge de l’Economie, d’ici le 15 Août 2017.

Cette date est donc la prochaine échéance de ce processus de remboursement commencé en 2012. Selon N’Tji COULIBALY, le secrétaire administratif du collectif, il s’agit des dettes dont certaines datent de 1995, toujours selon M. Coulibaly, avec les changements successifs de ministres, le processus s’est poursuivi jusqu’en 2015. A partir de 2016 et l’arrivé d’un nouveau ministre de l’Economie, il a été demandé un gel de la situation afin d’y voir plus clair.
Pour payer ces arriérés datant de plusieurs dizaines d’années pour certains, les fournisseurs ont consenti des efforts, dont le fait de renoncer à 40% de la valeur de leur dette. Différents types de prestations font l’objet des mandats que l’Etat malien doit à ses fournisseurs. Cela va des fournitures de bureau aux services de distribution rapide de courrier, en passant même par des liquidités, au plus grosses sommes d’argent sont ceux qui prêté en liquide, confie M. Coulibaly.Un audit interne a été mis en place des critères et commencer à payer les sommes dues par les différents ministres, soit 8 milliards de francs CFA.

Des protocoles ont été signés et des jugements d’homologation faits au niveau du tribunal de commerce, ce qui a entrainé le débat d’un nouveau processus de paiement. Un processus interrompu à la demande du ministère, car certains dossiers ne seraient pas valides. Le département de l’Economie et des Finances a mis en place une commission présidée par le chef de cabinet du ministre. Face à la situation, le collectif s’est réuni et a décidé d’entamer d’autres actions. Il a été reçu par la commission, qui l’a invité à attendre les résultats du rapport remis à la primature.
La commission a rendu publique les conclusions de ses travaux, le 10 août dernier, ce qui permettra d’en savoir davantage sur la stratégie adoptée par le gouvernement pour résoudre le problème. Maintenant avec ses résultats la situation devient très dure pour les fournisseurs, surtout quand il s’agit pour l’Etat d’appliquer la loi, c’est-à-dire de faire conduire certains fournisseurs devant le juge. Ce qui nous amène aussi à penser que le combat du collectif commence à tourner mal, car pensant qu’ils voulaient avoir gain de cause. Affaire à suivre !
Lamine SISSOKO

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here