Normes OACI :l’aéroport international président Modibo Keïta-Sénou bientôt certifié

Le Mali a un taux de conformité globale de 74 % aux normes de l’OACI depuis 2016 et pourrait
obtenir son certificat d’ici le 6 octobre prochain

Le directeur régional de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) zone Afrique de l’ouest et du centre (WACAF), Mam Sait Jallow, a conduit dans notre pays une mission de haut niveau dans le cadre du suivi du projet du plan Afrique océan indien (AFI) pour la certification des aérodromes et des aéroports. L’objectif de cette mission était de faire le point d’exécution des actions définies dans le Plan d’action correctrices (PAC) suivant un chronogramme permettant d’obtenir la certification de l’aéroport international président Modibo Keïta-Sénou d’ici le 6 octobre 2017.
Au terme de cette mission de deux jours, Mam Sait Jallow a été reçu, vendredi dernier au ministère des Transports, par le ministre Me Baber Gano. A sa sortie d’audience, le directeur régional de l’OACI a révélé qu’il a fait le point de sa mission au patron du département des Transports.
Il a également fait savoir qu’il a demandé le soutien et l’engagement politique de l’Etat pour l’atteinte de cet objectif. Un calendrier de mise en œuvre des actions a, dans ce sens, été établi afin que l’aéroport soit certifié d’ici le 6 octobre prochain. Toujours selon Mam Sait Jallow, le Mali a un taux de conformité globale de 74 % aux normes de l’OACI, depuis 2016.
Rappelons aussi que la certification des aérodromes et des aéroports est, depuis 2003, une exigence de l’OACI. Un aérodrome certifié est un aérodrome dont l’exploitant a reçu un certificat qui atteste qu’il répond aux exigences de conception, d’exploitation. C’est aussi un aérodrome dont l’exploitant a mis en place un système de gestion sécuritaire qui identifie les évènements redoutés ou dangers identifiés, qui en évalue les risques et prend des mesures pour les atténuer.
La certification est un processus qui respecte des normes de sécurité et de sûreté», résumera le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile, Oumar Mamadou Ba. En termes d’exigence, on peut par exemple citer le respect des normes relatives au sauvetage et la lutte contre l’incendie, à l’état de la surface des chaussées, à la lutte contre le risque aviaire, à l’enlèvement des aéronefs accidentellement immobilisés, à la réglementation des obstacles, à la planification des mesures d’urgence aux aéroports, à l’exploitation et la maintenance, selon news.abidjan.net.
Le processus de certification d’un aérodrome comprend, selon Oumar Mamadou Ba, cinq phases. La première consiste en la manifestation par l’exploitant du désir d’avoir le certificat. La deuxième est la manifestation d’une demande formelle de certification.
Par cette demande, l’exploitant met à la disposition de l’Etat, un manuel des aérodromes et transmet à l’ANAC ce manuel d’aérodromes avec toutes la documentation qu’il faut. L’ANAC les évalue.
Si cette évaluation des documents, des infrastructures et du personnel est positive, intervient la troisième phase. Où l’Agence procède, sur le terrain, à une inspection ou un audit de certification afin de s’assurer de leur conformité à la réglementation. La quatrième phase est la délivrance du certificat d’aérodrome. Interviendra enfin la publication de cette information à l’ensemble de la communauté aéronautique pour dire que tel aéroport est certifié conformément aux dispositions réglementaires.
En Afrique, moins de 25 % des aéroports internationaux sont certifiés. Face à ce constat peu reluisant, les administrateurs de l’aviation civile et les gestionnaires des aéroports des huit Etats considérés comme les plus avancées en termes de conformité aux normes et pratiques recommandées de l’OACI se sont, à travers le projet AFI, engagés en août 2016 à faire certifier au bout de 11 mois, avec l’assistance du projet, leur principaux aéroports. Ces pays huit pays sont le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire (l’aéroport d’Abidjan est certifié depuis juillet 2017), la Gambie, le Mali, le Niger, le Nigéria et le Sénégal.
L’objectif étant d’arriver à certifier un aéroport dans chaque pays.

Cheick M. TRAORE

Source : aBamako

aBamako

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