Retrait pur et simple du Projet de Révision Constitutionnelle : la Plateforme An tè A Bana, célèbre sa victoire

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Le samedi dernier, lendemain de l’intervention télévisée du président Ibrahim Boubacar Keïta annonçant la suspension de son projet de révision constitutionnelle, l’opposition s’est retrouvée afin de célébrer ce qu’elle considère comme une victoire contre un projet combattu depuis la date du 17 juin dernier.
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Le projet a été contesté et attaqué de toute part, aussi bien par l’opposition que par la société civile qui se sont regroupées en une Plateforme « Touche pas à ma Constitution ». Cette plateforme s’est réunie, le samedi dernier, sur le Boulevard du Peuple, en face de la Bourse du Travail, à Bamako, dans une ambiance festive. En face des principaux leaders de la plateforme, se trouvaient des milliers de personnes.
« Le président IBK a sursis à son projet de révision de la Constitution, une décision très réfléchie, nous avons gagné », affirme les responsables de « Touche pas à ma Constitution ». De son côté, Soumaïla Cissé, chef de l’opposition, exalte le rassemblement. Amadou Thiam, vice-président de la plateforme, explique sur le podium, qu’une délégation du forum a rencontré, vendredi, le président de la République et que ce dernier a bien compris que la situation était explosive. « L’annulation du référendum sur le projet de Constitution était inévitable », affirme-t-il.
La vedette lors du meeting, a été incontestablement l’activiste malien Youssouf Mohamed Bathily, dit Ras Bath. Il a cité à peu près tous les grands révolutionnaires à savoir : Bob Marley, Martin Luther King, Haïlé Sélassié, Jomo Kenyatta, Patrice Lumumba ainsi que beaucoup d’autres, avant d’affirmer : « Nous avons gagné une bataille mais pas la guerre. Le combat continu ». Il a laissé entendre que le combat sera désormais contre la corruption, pour le développement, mais aussi pour la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. « La plateforme ne disparaitra pas » Incontestablement, dira-t-il, il aura fallu au président malien un courage politique pour surseoir à l’organisation de ce référendum sur le projet de nouvelle Constitution. Et cela contre l’avis des partis de la majorité présidentielle.
Mais pour la plateforme ‘’Touche pas à ma Constitution’’, il y a un autre planning de décryptage, explique Ras Bath : « Aujourd’hui, il y a les sources d’une fracture sociale qui peuvent avoir des suites néfastes. Le sursis dudit projet de révision constitutionnelle, aujourd’hui s’inscrit dans le souci de pouvoir permettre à chaque citoyen malien de profiter de cette loi. » Le projet de révision constitutionnelle est rangé pour le moment dans un tiroir, mais pour autant la plateforme ne disparaitra pas. Elle reste mobilisée et soudée. « La plateforme a l’obligation de survivre et survivra du fait que nous aspirons tous à une alternance. L’alternance au niveau de l’animation de l’Etat, l’alternance au niveau de la gestion des deniers publics, au niveau de la conception même de la démocratie », relève Ras Bath.
Aissétou Cissé

Source : aBamako

aBamako

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