Processus de révision constitutionnelle : Quand le temps donne raison au ministre Housseini Amion Guindo

Sans ambiguïté aucune dans son soutien au Président de la République, le ministre Housseini Amion Guindo a été, dès le début de la dissension sur la révision constitutionnelle, le seul ministre du gouvernement à appeler ouvertement à l’apaisement. En ce moment crucial pour le Président IBK et pour la vie de la nation, le président de la CODEM, membre de la Majorité présidentielle a multiplié les conférences régionales de son parti et profité de ces instances pour clamer haut et fort à Bamako comme à l’intérieur, lors des échanges comme des interviews accordées à la presse, que la révision constitutionnelle s’impose au regard des nombreux défis qui nous attendent, mais semble peu comprise par certains acteurs politiques et de la société civile. C’est pourquoi, rappelait-il régulièrement, que l’accompagnement du parti au Président IBK est sans failles et sincère dans son initiative de procéder à une révision constitutionnelle, mais que la recherche du maximum de consensus soit mise en avant dans cette question de révision constitutionnelle, comme dans toutes les questions d’intérêt national, dans un pays fragile comme le Mali. « Notre pays est fragile, il est donc important de savoir se tenir. C’est pourquoi au stade actuel, nous ne soutenons pas un camp, mais la stabilité» estimait-il. Pourtant, il n’avait jamais cessé de réaffirmer que le parti CODEM restera fidèle à ses engagements pris au sein de la Convention de la majorité présidentielle, le regroupement des partis politiques qui ont fait allégeance au président IBK pour le soutenir dans toutes les actions de son quinquennat. Très sensible et visionnaire, le ministre Housseini Amion Guindo l’a été dans cet exercice. Il a compris très tôt que l’on ne doit pas se comporter comme si l’on était dans une situation normale. Depuis, quoi qu'on en dise, face aux atermoiements de certains, le jeune ministre n'a pas reculé d'un pouce sur ses convictions : celles d’accompagner le Président dans la paix et la cohésion. Et l’histoire lui a donné vite raison. Si certains ministres du gouvernement s'accommodaient de la situation avec hypocrisie à l’ombre, peut-être impuissants ou insouciants du test grandeur nature qu’il sied au chef de l’Etat à conduire le bateau Mali dans la paix, le président du parti CODEM, 4ème force politique lui, a pu créer la différence. Le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita n’a pas tardé à engager des consultations en vue jouer la carte de l’apaisement avant de décider solennellement, vendredi dernier, de surseoir au referendum et de privilégier le dialogue. Une sage décision qui, du reste, a été fortement saluée par la classe politique, les chefferies traditionnelles et les leaders religieux. Aujourd’hui, nul malien même parmi ceux qui préconisaient un « referendum sans délai » ne trouve que le Président a eu tort de surseoir à son projet. Tous sont unanimes que la décision présidentielle est sage, salutaire et permet d’unir les maliens, ce que faisait le ministre Poulo, dès le départ, son combat. Daniel KOURIBA Source : aBamako aBamako

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