ANASER : Le défi de la réduction des accidents de la circulation

L’objectif visé par l’agence à long terme, c’est de ramener le nombre annuel d’accidents corporels en dessous de 7.500 victimes à l’horizon 2020 La 15è session ordinaire du conseil d’administration de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) s’est tenue lundi dernier, à la direction générale de l’agence sous la présidence du président du conseil, le général de division Souleymane Yacouba Sidibé. Les travaux ont porté sur le procès-verbal et l’examen de l’état de mise en œuvre des recommandations de la 14è session du conseil ainsi que le rapport d’activités du 1er semestre 2017. L’état d’exécution du budget 2017 au 30 juin 2017 et l’adoption du livret du compte de l’ANASER étaient également à l’ordre du jour. Rappelons que l’objectif visé par l’agence à court terme, c’est de réduire le nombre annuel d’accidents corporels en dessous de 7.500 victimes à l’horizon 2020. Le directeur général de l’ANASER, le chef d’escadron, Mamadou Sidiki Konaté, a d’abord souligné que la présente session va faire le bilan à mi-parcours de l’année de sa structure (janvier à fin juin). Ensuite, il a expliqué que le travail effectué sur le terrain en termes d’éducation et de communication a joué un rôle important dans la réduction du taux d’accidents de la circulation routière. «La communication est un outil indispensable pour le changement de comportement positif des usagers sur les routes», a-t-il ajouté. Par ailleurs, il a indiqué que depuis décembre 2016, le Mali assure la présidence de l’Organisation pour la sécurité routière en Afrique de l’Ouest (OSRAO). Dans ce cadre, il a effectué sa première visite au Nigéria pour faire le point de la sécurité routière de tous les Etats de la CEDEAO. «Cette visite m’a permis de prendre contact avec les Etats de la CEDEAO et les ambassadeurs des pays qui doivent encore faire beaucoup d’efforts en matière de lutte contre l’insécurité routière dans nos pays. Nous sommes dans la dynamique de la décennie d’actions 2011-2020 des Nations unies, au cours de laquelle, tous les pays du monde doivent faire des efforts pour réduire le taux des accidents de la circulation routière», a-t-il souligné. A sa suite, le président du conseil d’administration, Souleymane Sidibé fera comprendre, de son côté, que c’est la raison pour laquelle, une importance particulière est accordée aux actions d’information, de formation, de sensibilisation et de coercition pour réduire le taux des mauvais comportements qui constituent 85% des causes d’accident. Quant aux activités exécutées à mi-parcours en 2017, elles concernent les grands thèmes de sécurité routière comme le port du casque de protection et la ceinture de sécurité, la vitesse excessive et le téléphone au volant, le contrôle routier, la libération du domaine routier, la mise en place d’une banque de données en sécurité routière et la formation, a-t-il indiqué. En outre, plus de 3.250 usagers et acteurs de la sécurité routière ont été formés et sensibilisés. Ce sont les associations féminines, les associations de jeunes, le monde scolaire, les chauffeurs et conducteurs routiers et les corporations, les porteurs d’uniforme. Par ailleurs, au titre du renforcement des règles de circulation et de sécurité routière, l’ANASER a appuyé les services de police et de gendarmerie pour l’organisation des contrôles routiers inopinés, sur l’alcool et les stupéfiants au volant, l’état des véhicules et la vitesse excessive. Souleymane Sidibé a adressé ses vifs remerciements au ministre des transports pour son engagement personnel et sa disponibilité en matière de lutte contre l’insécurité routière. Selon les statistiques d’accidents corporels de la circulation routière de l’année 2016, 541 personnes ont été tuées en 2016 contre 569 en 2015. A la même période, on note aussi 5.532 accidents corporels contre 5.944. Souleymane Sidibé a exhorté les administrateurs à bien analyser les documents qui leur ont été soumis en vue de leur validation et pour poursuivre l’objectif de réduction sensible des accidents de la route et leurs conséquences sur le développement socioéconomique et culturel de notre pays. Abdourhamane TOURE Source : aBamako aBamako

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