Echec de la Révision Constitutionnelle : Ces ministres qui vont sauter !

L’équipe gouvernementale que dirige Abdoulaye Idrissa Maiga risque d’être réaménagée et réduite après le discours à la nation du Chef de l’Etat annonçant sa décision de surseoir au référendum sur la révision constitutionnelle. Un remaniement technique devrait intervenir, même si pour le moment l’on ne connait la date fatidique. Selon les indiscrétions et les bruits de couloirs, ce changement est imminent et si tout se passe bien cela pourrait intervenir après la fête de Tabaski, et on connaîtra la nouvelle équipe gouvernementale avec certainement des départs et des maintiens. Le Chef de l’Etat va entamer des consultations afin de procéder à ce réaménagement technique. Selon des indiscrétions, ce changement dans l’équipe gouvernementale va enfin intervenir très bientôt. Il ne serait pas superflu d’affirmer qu’Ibrahim Boubacar Kéita profite de ce laps de temps pour consulter davantage la classe politique et ses proches, notamment ses conseillers techniques, sur ses probables choix. Ceci dans la dynamique de choisir des gens qui seront à la hauteur du ’’job’’, et former une équipe pour mettre sa stratégie en place, dans la perspective des prochaines échéances électorales. Une chose est sûre, il y aura des départs, des permutations et des maintiens. Ceux qui pourraient continuer à servir le Chef Sans grande surprise, dans la prochaine équipe gouvernementale, des personnalités comme Tiéman Hubert Coulibaly, Mme Traoré Oumou Touré, Mme Ly Taher Dravé, Mme Nina Walet Intallou, Samba Ousmane Sow, Housseini Amion Guindo…, vont certainement rester ou subir des jeux de chaises musicales à défaut d’être remerciés. Baber Gano, Harouna Modibo Touré, Nango Dembélé, Abdoulaye Diop, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, Tierno Amadou Hass Diallo et Abdel Karim Konaté, pourraient dans une certaine mesure continuer leur séjour au gouvernement. Parmi les ministres cités, il y a les hommes de main et des amis ou fidèles serviteurs dont les qualités et les compétences seront utiles à Ibrahim Boubacar Kéita. Ceux qui ont des fiefs et qui, politiquement, sont d’une grande utilité, seront stratégiquement maintenus. Le président de la République pourra de ce fait s’assurer une certaine présence dans des régions dans lesquelles il peut être confronté à des difficultés au plan politique. Les Partants Parmi les ministres qui vont quitter le navire Abdoulaye Idrissa Maiga, on retrouve en premier le ministre des Droits de l’Homme, Me Kassoum Tapo, celui-là qui n’a pas su convaincre l’opinion au sujet du fameux projet de révision constitutionnelle. Il aura fait du bruit pour rien si ce n’est pour attirer la colère du peuple à propos de ce projet. Outre ce dernier, Me Ismael Konaté devrait lui aussi plier bagages. Ses relations avec le chef de l’Etat se sont en effet détériorées, notamment dans le dossier Ras Bath. IBK n’aurait pas du tout apprécié la gestion faite par lui dans ce qu’on pourrait appeler l’affaire Ras Bath. Il se dit d’ailleurs qu’il aurait insulté le président lors d’un entretien avec Ras Bath. Entretien qui a eu lieu bien avant l’interpellation du Rasta au camp 1 de la gendarmerie de Bamako. Un autre ministre et non des moindres, en l’occurrence le ministre des transports, Baber Gano, devrait lui aussi faire ses valises. Le secrétaire général du RPM est décrié actuellement au sein de son parti. Son arrogance vis-à-vis des partisans du non au projet de révision constitutionnelle, n’a pas été pour arranger les choses en sa faveur. Sans compter le manque d’imagination dont il fait preuve au ministère des transports. En effet, nous estimons que ce nouveau gouvernement est obligatoire pour faire face à certaines réalités. Car des portefeuilles ministériels avaient été créés sur mesure pour la cause de la révision constitutionnelle et ces portefeuilles doivent disparaitre maintenant. Les défis à relever se concentreront autour de deux principaux termes, il s’agira de relever le défi de la lutte contre la pauvreté, l’exclusion et la sécurité. Car, il est un secret de polichinelle qu’au plan économique le Mali va mal. Les exclusions constituent aussi un grand défi à relever pour cette nouvelle équipe. Le recrutement à la fonction publique et dans les forces de défense et de sécurité est l’expression, si besoin en était, de la place prépondérante qu’occupent le régionalisme et l’ethnocentrisme dans la gestion des affaires. L’autre forme d’exclusion est celle économique. Plusieurs couches sociales sont marginalisées du fait des mauvaises politiques et de l’orientation inadéquate des projets de développement. Mais, l’autre chose qui préoccupe les Maliens c’est le retour au respect des normes et des textes de la République. Au plan judicaire par exemple, plusieurs citoyens sont maintenus en détention en dépit des décisions de justice rendues pour qu’ils recouvrent leur liberté. Aussi, les brouilles répétées avec le corps des magistrats constituent un point important à éclaircir pour une quiétude des populations. La Rédaction Source : aBamako aBamako

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