La touche visible de Soumeylou Boubèye

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L’action gouvernementale et publique sous IBK n’avance peut-être pas mais elle recule de moins en moins, et ce depuis un quelques temps. C’est une caractéristique pas si déplorable, même s’il est de notoriété publique qu’on recule forcément quand on n’avance pas. Quoi qu’il en soit, les observateurs sont unanimes à reconnaître qu’une dynamique nouvelle est en train d’être insufflée à la méthode d’IBK. Les connaisseurs y voient la touche de Soumeylou Boubèye Maiga, secrétaire général de la présidence, qui ne lâche plus son employeur du moindre pas. Il n’est jamais si loin, dit-on, et s’emploie du mieux qu’il le peut pour l’encadrer et lui épargner certains couacs de grande portée politique. Le résultat est là car pour une des rares fois le chef de l’Etat à fait sa sortie médiatique annuelle dans le cadre de l’anniversaire de son pouvoir sans offrir trop de brèches à ses adversaires politiques. Ses propos ont pu peut-être manquer de consistance, mais le verbe assez bien mesuré dans son ensemble pour ne pas verser dans les dérapages inutiles. C’est dire que le Secrétaire général de la présidence est entré de plain-pied dans la tâche qu’il s’est assignée d’œuvrer au second mandat. Enfin l’armée malienne en position offensive Longtemps confinées dans leurs casernes respectives – au point d’en devenir des proies facilement prenables -, les troupes maliennes au Nord comme au centre sortent peu à peu de leur torpeur. Elles prennent désormais de l’initiative et l’agressivité est désormais de leur côté car elles se permettent de traquer l’ennemi jusque dans ses retranchements naguère infranchissables. Il n’est pas rare, par exemple, de voir des contingents des Famas en pleine patrouille dans certaines zones jadis très redoutables. C’est le cas du cercle de Douentza où les nombreuses fouilles de citoyens et contrées suspects, sans dénicher pour l’heure de djihadistes et d’arsenaux de guerre, sont assimilables quand même à de vrais coups de pied dans leur fourmilière. En définitive, la peur et la débandade ont véritablement changé de camp et, à l’évidence, l’armée se défend moins qu’elle ne fait trembler en passant à l’offensive. En conséquence : elle accuse proportionnellement beaucoup moins de pertes tant en hommes qu’en matériels. La Rédaction Source : aBamako aBamako

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