IBK à New York: le message fort du G5-Sahel

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Le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, est arrivé samedi 16 septembre 2017 à New York pour prendre part à la 72e Assemblée générale des Nations Unies. À sa descente d’avion, IBK, Président en exercice du G5-Sahel, est revenu sur sa tournée qui l’a successivement conduit chez ses Pairs au Tchad, au Niger et au Burkina Faso, après avoir reçu à Bamako, le Président de la République Islamique de Mauritanie le lundi dernier. Insistant sur la nécessité d’agir d’une seule voix pour une synergie d’actions efficaces qui seront bénéfiques, non seulement pour la sous-région, l’Afrique, mais aussi le monde entier, IBK a déclaré : « … il s’agit de dire au monde la nature du combat que nous menons… Nous sommes engagés dans un enjeu qui nous dépasse, donc le monde entier doit être solidaire. Il ne s’agit pas de tendre la sébile, il ne s’agit pas de mendicité ; il s’agit simplement d’un effort de solidarité bien compris dans l’intérêt du monde entier. Pas de l’Afrique, pas de la sous-région Sahel, pas du Mali, mais l’ensemble du monde entier. » C’est fort de tout cela que le Président IBK va porter le message fort du G5 Sahel pendant cette 72e Assemblée générale de l’ONU. La cérémonie d’ouverture du débat général aura lieu aujourd’hui mardi à partir de 10 heures. Après le Président du Brésil, Michel Temer, celui des États-Unis, Donald Trump, et d’autres Présidents, Ibrahim Boubacar Kéita sera accueilli à la tribune, le même jour aux environs de 15 heures pour prononcer son discours devant nombre de ses homologues ayant fait le déplacement à New York. Selon le président IBK, la menace qui sévit au Sahel dépasse la seule région. « C’est de dire également que nous portons aujourd’hui un projet qui est en quelque sorte une digue par rapport au terrorisme. Si la digue cède, le monde entier sera emporté. Donc c’est aussi simple que ça », a martelé le Président IBK, non moins président du G5 Sahel. Hier lundi, le Président IBK a rencontré le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Ensuite, le chef de l’État a présidé une réunion du G5 Sahel en sa qualité de président en exercice de cette organisation. Dans la même journée, Ibrahim Boubacar Kéita est invité à un dîner organisé par l’UNESCO et le « Global hope coalition » au cours duquel il a reçu une distinction du « Leadership in courage award », destinée à récompenser ses efforts pour la paix au Mali, en Afrique et dans le reste du monde. Auparavant, le Président Ibrahim Boubacar Keita a participé à une réunion sur le franc CFA, initiée par le Président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara. Il faut noter que le débat enfle de plus en plus au sujet de cet ultime vestige de l’occupation coloniale du continent africain. En effet, les opposants à la monnaie partagée par quinze États africains, et garantie par le Trésor français redoublent d’ardeur et de créativité depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. Ce sursaut d’acrimonie a été déclenché par les rebondissements judiciaires touchant l’un des contempteurs les plus virulents du système : le Franco-Béninois Kémi Séba. Mardi 29 août, ce militant radical de la cause noire a été relaxé par un tribunal de Dakar (Sénégal) où il réside. Il était poursuivi à la suite d’une plainte déposée contre lui par la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), pour avoir brûlé publiquement un billet de 5 000 francs CFA à l’occasion d’une manifestation contre la « Françafrique ». Celle-ci ne supporte plus de voir M. Séba affirmer partout que Paris dispose d’un « droit de veto » sur sa politique monétaire. C’est « archifaux », ont protesté les avocats de la Banque. Par Sidi DAO Source : Africatime Africatime

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