L’armée malienne sous la 3ème République : La grande déconfiture !

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Dès le début de l'exercice du pouvoir sous la 3ème République, l'armée malienne a commencé à connaître la déconfiture. Les causes sont entre autres : des nominations anarchiques à des grades supérieurs n'ayant aucun rapport avec les textes réglementaires des armées; Des recrutements contraires à l'éthique dans l'armée et ne tenant compte d'aucun critère et souvent entachés de corruption; Des programmes bâclés dans les centres d'instruction et même de formation d'élèves gradés; L'absence de discipline à tous les niveaux avec, comme corollaire, la perte de l'aptitude opérationnelle d'autant plus que cette discipline a cessé de faire « la force principale » des armées. Cherchant à s'affirmer comme intellectuel, le président Alpha Oumar Konaré(AOK) va se concevoir pacifiste et estimer qu'un pays comme le Mali n'a pas besoin d'armée. Il en arrive à considérer les sommes investies pour doter le pays d'une armée digne de ce nom comme des dépenses inutiles, du gaspillage. L'armement et l'équipement constitués sous le régime du GMT (Général Moussa Traoré) et qui avait fait de notre armée la plus puissante de l'Afrique Occidentale Francophone sont laissés à l'abandon, ne font l'objet d'aucun entretien. Pour cet entretien, 500 millions de FCFA sont demandés par les Russes auprès de qui ils ont été acquis; « le premier président démocratiquement élu de la République du Mal » estime la dépense inutile et ne l'effectue pas. Dans le même temps, il aurait investi 100 millions de FCFA dans la communication pour soigner son image sur la scène internationale et 900 millions de FCFA pour s'approvisionner en gaz lacrymogène afin de gazer son peuple. Pire, lors d'une cérémonie fortement médiatisée, en présence des diplomates accrédités à Bamako, il procède à la destruction de nos stocks de mines antipersonnelles. Certes, durant son mandat, il y'a eu une loi de programmation militaire. Mais cela fut un échec pour deux raisons: elle a renforcé la bureaucratisation au sein de l'armée et, avec des millions distribués lors des tournées dans les casernes, encouragé le culte de l'argent au sein d'un corps dont l'abnégation est l'une des vertus. Le 8 Juin 2002, Amadou Toumani Touré (ATT) succède à AOK, un militaire succède à un civil. Le peuple était en droit de s'attendre à une reprise en main de son armée, à sa réorganisation, à sa formation, à sa dotation en moyens lui permettant de s'acquitter de ses missions. Il n'en fut presque rien. Pour ce qui est de la gestion des forces armées sous le mandat du président IBK, encore un civil, on ne peut s'attendre qu'à des moutons pour consoler les veuves des soldats tués au front afin de leur témoigner la sympathie de toute la nation au jour béni de fête de Tabaski. Pour quelle retombée? Certainement pour redorer son image d'homme d'état proche de son armée après avoir sursis à son projet de révision constitutionnelle sous la pression de son peuple à la dernière minute. La Rédaction Source : aBamako aBamako

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