Accès à l’énergie et à l’eau potable : De grands projets structurants en cours

Le gouvernement ambitionne d’ici à 2020, d’atteindre 50% du taux national d’accès à électricité et à l’horizon 2030 d’assurer le taux de couverture en eau potable à 100% Le gouvernement, dans le souci constant d’améliorer le cadre de vie des populations, a fait de l’accès à l’énergie un des piliers de ses actions de lutte contre la pauvreté. Cela est d’autant important que l’électricité et l’eau potable constituent des bases de sécurisation des populations. Par conséquent, l’accès à l’eau et à l’énergie figure parmi les axes du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement Durable (CREDD). Dans cette logique, l’objectif fixé d’ici 2020, consiste à atteindre 50% du taux national d’accès à électricité, conformément aux projections du Document de programmation pluriannuelle des dépenses et du Projet annuel de performance 2017-2019. Pour 2017- 2020, les objectifs prioritaires du gouvernement ont été déclinés dans le Programme d’urgences sociales du président de la République. Le Programme d’urgences sociales d’accès à l’énergie 2017-2020 vise à contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales, semi urbaines et urbaines à travers la fourniture et l’accès à un meilleur service public de l’énergie, conformément aux objectifs fixés par le gouvernement et aux objectifs de développement durable. Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Malick Alhousseyni a expliqué que de grands projets structurants sont en cours de préparation ou de réalisation dans le domaine. Il s’agit notamment de la réalisation de la ligne 225 kv Sikasso-Bougouni-Sanankoroba-Bamako ; de la boucle 225 kv autour de Bamako et des lignes 225 kv Manantali-Kati (dans le cadre de l’OMVS) ; des centrales hydroélectriques Sotuba II (5 Mw), Kénié (42 Mw) et Gouina (140 Mw dans le cadre de l’OMVS). A cela, il faut ajouter la réalisation des centrales solaires de 33 Mw à Ségou, 50 Mw à Kita , 40 Mw à Kati, 50 Mw à Sikasso et 25 Mw à Koutiala. Parmi les projets en cours de réalisation figurent également les centrales thermiques (250 Mw à Sirakoro, 100 Mw à Sanankoroba, 40 Mw), l’installation de 36 000 lampadaires solaires à travers tout le territoire national et la réalisation d’un programme de branchements sociaux. En outre, le programme prévoit la réalisation de centrales hybrides (thermique et solaire) à Tombouctou, Gao et Kidal, la réalisation de 160 centrales hybrides (solaire et thermiques ) pour le développement de l’électrification rurale dans plus de 178 localités et la réalisation d’un programme de branchements sociaux. Malick Alhousseini précise que 31 projets ont été initiés dont 4 sont mis en œuvre dans le cadre sous régional. Ce sont : le Projet de la centrale hydroélectrique de 140 Mw de Gouina (OMVS), la réalisation de l’interconnexion électrique Mali-Guinée de West Africa Power Pool (WAPP) et la réalisation de l’interconnexion électrique Ghana-Burkina-Mali de WAPP, également. Le directeur général adjoint de l’Agence des énergies renouvelables (AER), Beidara Traoré, de son côté, explique que sa structure est née des cendres de l’ancien laboratoire de l’énergie solaire, créé en 1964. Selon lui, les potentiels en énergies renouvelables sont importants dans la mesure où ils proviennent de différentes sources. « Leur exploitation dépend de certains facteurs dont le premier est la technologie utilisée pour produire l’électricité. Dans un proche avenir proche, nous n’avons pas les moyens de nous procurer la technologie de pointe pour fabriquer des équipements similaires à ceux des pays développés, mais l’Agence sollicite des sociétés qui s’emploient au montage des panneaux solaires à un coût abordable. Depuis quelques années, l’Agence a mis en oeuvre une mesure d’accompagnement relative au coût des équipements technologiques importés », a-t-il ajouté. En outre, il indique que l’AER dispose de plusieurs projets y compris le Projet de promotion des énergies renouvelables pour l’avancement des femmes dont le village de Soufouroulaye (Région de Mopti) a bénéficié. Pratiquement, tous ces projets entrent dans le cadre de l’objectif fixé par le programme énergétique national qui a pour but de faire passer le niveau d’utilisation des énergies renouvelables dans la production d’électricité de 1% à 15%. Par ailleurs, Beidara Traoré a attiré l’attention sur le fait que depuis quinze ans, tous les équipements des énergies renouvelables sont exonérés de toute taxe au niveau du cordon douanier. Concernant le secteur de l’eau potable, le ministre indique que l’Etat ambitionne d’atteindre un taux de couverture de 100% à l’horizon 2030. L’eau, selon lui, n’est pas un luxe, mais plutôt une nécessité. D’où l’importance du Programme d’urgences sociales d’accès à l’eau potable 2017-2020 dont la mise en œuvre va coûter 373,613 milliards de Fcfa. Malick Alhousseini a souligné aussi que les actions porteront sur le renforcement des capacités des acteurs pour accompagner le processus de décentralisation, l’augmentation et la mobilisation du financement par l’Etat, la prise en charge des centres hors périmètre concédés par la SOMAGEP et la SOMAPEP ainsi que l’amélioration de la coordination et du système de suivi-évaluation. Le Programme en question donne la priorité aux localités ne disposant d’aucun point d’eau moderne. Il prévoit la réalisation de 8 010 nouveaux EPEM, la réhabilitation de 4 085 points d’eau modernes, la poursuite du renforcement, la réhabilitation et l’extension des ouvrages de production, de traitement et du réseau de distribution d’eau potable dans les centres concédés, la mise aux normes du système d’approvisionnement en eau potable d’une dizaine de chefs-lieux de cercle et la réalisation de 25 203 branchements sociaux. Abdourhamane TOURé Source : aBamako aBamako

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