Le ministre Tieman Coulibaly lors du cadre de concertation avec les partis: » le cycle électoral sera bouclé d’ici à la fin de l’année »

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Le ministère de l’Administration territoriale et les Partis politiques ont tenu, hier mardi, leur traditionnel Cadre de concertation essentiellement focalisé sur l’agenda électoral. La rencontre qui s’est déroulée dans la salle de conférence du département était présidée par le ministre Tièman Hubert COULIBALY, en présence des représentants des structures chargées de l’organisation des élections et des représentants de la Majorité et de l’Opposition. La rencontre s’est tenue en hors caméras et micros. Au sortir de la réunion, le ministre COULIBALY a accordé une interview à la presse pour livrer la quintessence de ce qui a été débattu et ce qui a été convenu entre le ministère et les partis politiques. Il a informé que les participants ont tout d’abord fait le point des conclusions des dernières sessions du cadre de concertation. Pendant quatre heures de temps, il ont passé en revue l’agenda électoral, avant de se mettre d’accord que les élections qui restent se tiennent avant la fin de l’année 2017. Elles concernent 57 communes où les élections communales n’ont pas pu se tenir en 2016 en ce qui est de l’élection des conseillers de cercle et l’élection des conseillers régionaux. Il était prévu que ces élections se tiennent le dernier dimanche du mois d’octobre et le dernier dimanche du mois de novembre. Le ministre a déclaré que malheureusement, le Code des collectivités qui était en relecture a été adopté juste la semaine dernière et que certaines dispositions de la Loi électorale étaient aussi en relecture. Aussi, il a justifié que ces dernières semaines ont été marquées par une série de malentendus dans notre pays. « Nous ne voulons pas de malentendus, parce que le processus que nous devons conduire a pour objectif la stabilité du Mali. Il n’a pas pour objectif de déclencher des polémiques ou de créer de l’incertitude. Au contraire, à chaque fois que nous avançons, nous devons avoir un peu plus de stabilité et créer plus de certitude dans l’esprit des concitoyens », a soutenu le ministre de l’Administration territoriale. Selon le ministre COULIBALY, des hypothèses de dates ont été examinées pendant cette rencontre entre son département, les structures chargées de l’organisation des élections et les représentants des partis politiques. Le principe de coupler les élections, indique-t-il, a été retenu pour des questions d’économie, d’efficacité et d’efficience dans la gestion des moyens que le Gouvernement met à disposition pour organiser les élections. Il a indiqué que le Gouvernement examinera l’hypothèse de la date du 3 décembre 2017 pour tenir ces élections. À propos des 57 communes où les élections communales n’ont pas eu lieu, le ministre a informé que cette préoccupation fera l’objet d’une étude par les services techniques pour adopter la meilleure manière pour terminer avec le cycle électorale d’ici la fin de l’année. Il a par ailleurs réaffirmé son engagement à faire en sorte que le maximum d’acteurs politiques participe à l’organisation des élections. Cela, dit-il, dans le souci de faire en sorte que les élections à venir puissent être le moins contestées. Pour preuve, le ministre a souligné avoir entamé une démarche de dialogue pour faire revenir l’Opposition qui avait suspendu sa participation au cadre de concertation depuis avril 2016. Selon lui, malgré les divergences de fond comme de forme, le dialogue ne doit pas être rompu entre les acteurs impliqués dans l’organisation des élections. Il a affirmé avoir suggéré à l’Opposition de participer au Cadre de concertation, y compris pour venir dire qu’elle n’est pas d’accord et proposer des alternatives aux points sur lesquels elle n’est pas d’accord. C’est pourquoi le représentant de l’Opposition qui a pris part à cette réunion, Hamé TRAORE, du parti « AFP Bèdjè fanga » a lu une déclaration qui fait le point de ses revendications. Les préoccupations qui avaient motivé le retrait de l’Opposition du Cadre de concertation sont entre autres : la résolution dans la transparence de la situation des 900 000 cartes NINA ; l’utilisation de la biométrie pour garantir la transparence des élections ; l’audit du fichier électoral ; la création d’une autorité unique et indépendante de gestion des élections ; la question de la prise en compte des nouveaux majeurs sur la liste électorale ; la mise à disposition des cartes NINA non distribuées aux ayants droit. Le représentant de l’Opposition a fait savoir que dans le souci de renouer le dialogue, l’ancien ministre de l’Administration territoriale, Abdoulaye Idrissa MAIGA, actuel Premier ministre, avait mis en place un Comité paritaire qui devait plancher sur ces questions. Un Comité qui n’a jamais fonctionné. Il a déclaré que l’Opposition réitère son attachement à la résolution de ces questions pour reprendre sa place dans le Cadre de concertation. Selon Hamé TRAORE, la présence de l’Opposition au Cadre de concertation traduit sa volonté d’instaurer un dialogue franc autour de ces différentes préoccupations qui constituent pour elle des préalables pour toutes discussions autour des questions électorales. Il a également interpellé le ministre de l’Administration territoriale sur lesdits points. Pour sa part, le ministre Tièman Hubert COULIBALY a rassuré le représentant de l’Opposition que ces points, sur le plan technique, étaient pris en compte par son département et la Délégation générale aux élections (DGE). Il a souligné que les points de critiques qui méritent un traitement rapide seront pris en compte, avant de se réjouir de la participation de l’Opposition au Cadre de concertation. PAR MODIBO KONE ET SIRA BEROU COULIBALY (STAGIAIRE) Source : Africatime Africatime

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