Drissa Niambélé et Stephen AyukM Fondjock : -Deux escrocs spécialisés mis hors d’état de nuire par la BIJ -Plus de 50 plaintes enregistrées contre eux

Drissa Niambélé de nationalité malienne et un Camerounais du nom de Stephen AyukM’Fondjock, deux individus dangereux appartenant à un vaste réseau d’escroquerie ont été arrêtés dans la nuit du 28 au 29 septembre dernier et placés en garde à vue par la section cybercriminalité de la Brigade d’Investigation Judiciaire (BIJ) de la police nationale. Dirigée par le jeune commandant HamadounBillal Traoré, commissaire principal de police, la Brigade d’Investigation Judiciaire (BIJ), demeure une fierté pour la police malienne. Dans les milieux délinquants, le nom de cette structure sécuritaire sonne comme un coup de tonnerre et fait trembler plus d’un. Pour cause, à chaque fois qu’elle est saisie sur une affaire de quelque nature qu’elle soit, elle obtient des résultats tangibles. Drissa Niambélé, de nationalité malienne et Stephen AyukMFondjock, Camerounais ne vous diront jamais le contraire. Escrocs très expérimentés, les deux hommes ont été arrêtés et placés en garde à vue par la section cybercriminalité de la BIJ, dirigée par le jeune inspecteur principal de police, Abdoulaye Sinaba et ses hommes. Appartenant à un vaste réseau spécialisé en arnaque, les deux hommes étaient longtemps recherchés par la BIJ. Qui d’après nos sources, a enregistré plus d’une cinquantaine de plaintes contre eux. Avec à la clé, plusieurs dizaines de millions de FCFA arnaqués. La dernière victime ayant laissé ses plumes, un commerçant du nom de Sidi Nientao, a perdu 7 millions FCFA. Tandis que deux autres plaignants affirment avoir perdu respectivement 1 million 300 mille FCFA et 150 000FCFA. Mais toute cette somme ne serait qu’une goutte d’eau dans l’océan, tellement la liste de leurs victimes est longue. Comment opère la bande ? Tout système d’escroquerie requiert une certaine ingéniosité, car consistant à rouler dans la farine, les victimes. Et bien !la bande à Drissa Niambélé et AyukMFondjock disposait d’un mode opératoire bien rodé. En effet, le groupe se partage les tâches et l’opération se fait toujours en deux phases. D’après leurs propres témoignages confiés à la police, la première phase consiste à repérer une éventuelle victime à arnaquer. Sur qui, ils prennent tous les renseignements nécessaires à savoir la profession de l’intéressé, sa vie familiale, son quartier de résidence, son contact téléphonique entre autres. En la matière, ils n’ont rien à envier aux agents des services de renseignement. Une fois ces informations recueillies, suit l’étape 2, celle de la vérité qui consiste à passer à l’action. A l’aide d’un téléphone, l’un des membres de la bande désigné pour cette fin, contacte la victime. Connaissant déjà tout ou presque sur celle-ci, le reste de l’opération n’est qu’un jeu. D’après les témoignages des victimes écoutées par la police, les stratégies employées sont presque identiques. De quoi s’agit-il ? Au bout du téléphone, l’escroc se présente et donne quelques détails sur l’identité de la victime, histoire d’attirer sa confiance. Une fois la phase introductive réussie, il se fait passer pour un collaborateur de la MINUSMA et lui propose un business. Qui consiste à payer les frais d’acheminement d’un quelconque produit commandé par la MINUSMA, moyennant une importante somme d’argent en guise de bénéfice, une fois le marché exécuté. C’est ainsi que croyant au gain facile, la majorité des personnes contactées a sauté sur l’occasion. Très organisés qu’ils sont, le premier interlocuteur, celui-là même qui est censé être employé de la MINUSMA, met ensuite la victime en contact avec le commerçant disposant ladite marchandise. A qui la somme indiquée est versée à l’aide d’un des systèmes de transaction. Mais en réalité, ce dernier n’est qu’un des membres du réseau qui se fait passer pour un commerçant. Et dans certains cas, le faux commerçant déclare s’être fait intercepter les marchandises par la douane à la frontière et dit avoir des problèmes d’argent pour s’acquitter des frais de dédouanement. Entre temps, l’autre membre de la bande qui est censé être employé à la MINUSMA, met la pression sur la victime, lui faisant croire que si la marchandise n’est pas livrée au délai indiqué, ses patrons ‘’blancs’’ vont annuler le marché et trouver un autre fournisseur. Histoire ainsi pour eux de pousser la victime à verser d’autres sommes d’argent pour accélérer la procédure de dédouanement. Mais au bout du rouleau, c’est qu’une opération d’arnaque montée de toutes pièces. Si rocambolesque, qu’elle peut inspirer les scénaristes de films. Ainsi, une fois l’argent encaissé, les membres de la bande se débarrassent des puces téléphoniques avec lesquelles, l’opération a été effectuée et se partagent le magot. D’après nos sources, au moment de leur interpellation dans la nuit du 28 au 29 septembre dernier par l’Inspecteur principal de police, Abdoulaye Sinaba et ses hommes aguerris, les deux escrocs cueillis, Drissa Niambélé et AyukMFondjock disposaient d’une longue liste de prochaines victimes à arnaquer. Mais mal leur en a pris ! A noter que l’arrestation de ces deux individus qui ont causé du tort à beaucoup de Maliens intervient après de longs mois d’enquête menée par la section cybercriminalité dirigée par l’Inspol. Abdoulaye Sinaba, sous le leadership éclairé du commandant de la BIJ, HamadounBillal Traoré. Grand ouf de soulagement pour les plaignants qui connaissent désormais le visage et l’identité de leurs escrocs. Les autres membres de la bande sont activement recherchés. A suivre donc ! Lassina NIANGALY Source : aBamako aBamako

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