Election à la tête du Comité Exécutif de la fémafoot : Décryptage des forces en présence !

du président du comité exécutif de la fédération malienne de football. Selon des observateurs avertis, jamais une élection à la tête de la Fémafoot n’ a eu autant d’enjeu. Deux candidats sont en lice, M. Mamoutou Touré dit Bavieux, 1er vice-président du bureau sortant et M. Salaha Baby soutenu par le collectif des ligues et clubs majoritaires de la fédération malienne de football. Cette élection est considérée pour beaucoup comme l’ultime solution à la crise que connait notre football. C’est dire qu’elle est parfaitement attendue par le peuple malien. Les deux candidats sont tous des hommes de valeurs capables de diriger la fédération malienne de football. Ce sont tous des hommes du sérail pour avoir été membre de l’instance dirigeante du football malien. Les deux candidats ont tous présenté un programme de campagne bien étoffé. Ils ont fait campagne de Kayes à Gao. A la lecture de leur programme, on constate peu de différence. Mamoutou Touré dit Bavieux avec son slogan « Agir pour Rebâtir » prône la paix et la réconciliation des acteurs du football. La même chose est prônée par Salaha Baby qui a comme slogan « Rassemblés, nous Construisons ». Ce dernier a même indiqué lors de sa conférence de presse de lancement que sa première décision sera de ramener la paix et la quiétude dans le monde du football. Si les programmes des deux candidats sont proches, des points de divergences apparaissent ailleurs. Mamoutou Touré dit Bavieux est le 1er vice-président du bureau actuel et 1er vice-président de l’AS Réal de Bamako. A ce titre, il capitalise les acquis et les déboires du bureau sortant. Il est vrai que l’actuel bureau a fait beaucoup de résultats au niveau du football de jeune. Il a en revanche échoué au niveau du football des séniors. Les deux dernières Coupes d’Afrique des nations en sont des exemples éloquents. Les éliminatoires de la coupe du monde « Russie 2018 » constituent la parfaite illustration de l’échec de l’actuel bureau fédéral. Les clubs sont dans la rue incapable de faire des résultats en coupe africaine des clubs. Il doit tout de même se soustraire de l’influence de Boubacar Baba Diarra, le président du C.E sortant. Toutefois l’homme a un avantage certain, celui de connaitre le monde politique d’autant qu’il est Directeur Administratif et Financier de l’Assemblée Nationale. Il peut tout de même s’appuyer sur son expérience d’autant qu’il est membre de la CAF. Quant à Salaha Baby, il est le président de la ligue de football de Tombouctou. Il peut s’appuyer sur le collectif des clubs et ligues majoritaires de la Femafoot dont il est le porte étendard. Réputé intègre et rigoureux, l’homme connait l’instance dirigeante du football malien comme le bout de ses doigts. Il a même été membre du C.E à deux reprises et a démissionné à chaque fois. La dernière en date a été faite sous la présidence du Boubacar Baba Diarra. Les délégués pourraient le récompenser pour son intégrité, sa rigueur dans la gestion des affaires et son audace pour avoir pris le courage de dire non et de démissionner, d’autant que la culture de démission n’existe pas sous nos cieux. Il peut tout de même être sanctionné pour son inconsistance. Chacun des candidats peut s’appuyer sur son réseau. Toutefois, constate un observateur, il peut avoir des défections dans un camp comme dans l’autre. Lequel ajoutera que tous les coups sont permis, y compris ceux en dessous de la ceinture. C’est dire que malin, celui qui pourra prédire le nom du vainqueur au soir du 8 octobre prochain. De toutes évidences, les manœuvres ont commencé dans un camp comme dans l’autre. Il appartiendra aux délégués de choisir la personne idéale capable de diriger l’instance dirigeante de notre football. Le vainqueur doit donner un grand coup de pied dans la fourmilière pour redorer le blason de notre sport roi après des années de disette de l’ère Boubacar Baba Diarra. Une ère dont les acteurs du football sont pressés de conjuguer au passé tant elle a été affligeante. A suivre….. Abdrahamane Sissoko Source : aBamako aBamako

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