Police nationale : Un corps en pleine évolution

A l’occasion du 57è anniversaire de sa création, ce segment essentiel de la sécurité a organisé une Journée portes ouvertes placée sous la présidence du chef de l’état, Ibrahim Boubacar Keïta Il y a 57 ans naissait la police malienne après le passage à témoin effectué par la police du Soudan français. L’officier supérieur de police Mahamane Touré venait de prendre les destinées du corps. C’était précisément le 4 octobre 1960. Cette année, cet anniversaire était couplé à la deuxième édition de la Journée portes ouvertes de la police nationale laquelle a pris part le président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta. En fait d’anniversaire, ce fut à une véritable « fête policière » à laquelle aura assisté le chef de l’Etat. C’était hier à l’Ecole nationale de police, sise à N’Tomikorobougou. Il était environ 10 heures lorsque le président de la République a été accueilli dans la cour de l’établissement scolaire policier par le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Salif Traoré, le directeur général de la police nationale, le contrôleur général de police, Moussa Ag Infahi. Ensuite, le président de la République a passé en revue les troupes avant de prendre place sous la tribune, où l’attendaient déjà plusieurs membres du gouvernement, des officiers et sous-officiers de police et des représentants de « Unpol » (police des Nations unies) et une foule d’invités. Le directeur général de la police nationale s’est réjoui de toute la clairvoyance, dont ont fait preuve les autorités du pays pour célébrer cette date mémorable du 4 octobre qui marque la naissance de la police nationale. Le thème choisi cette année se rapporte à la « police de proximité ». Le choix de ce thème n’est pas fortuit, à en croire le contrôleur général de police Moussa Ag Infahi. Le premier responsable de la police nationale a attiré l’attention sur la nécessité pour les citoyens de se sentir plus près et plus proches de ceux qui ont la charge de leur sécurité au quotidien. Donc de se sentir beaucoup plus en sécurité. Pour ce faire, expliquera-t-il, il s’agira pour les limiers d’être plus courtois, attentifs, mais surtout dotés du sens de dialogue et d’être à l’écoute des populations pour lesquelles ils travaillent de jour comme nuit. Ainsi, le concept de la police de proximité fait son chemin au grand bonheur des populations. Le chef de la police nationale n’a pas passé sous silence l’importance que revêt une Journée portes ouvertes pour un corps comme celui qu’il dirige. Elle permet aux populations de s’informer des conditions de travail de ces hommes et femmes en uniforme qui veillent sur leur sécurité au quotidien. Moussa Ag Infahi a également évoqué les efforts consentis par les autorités pour permettre aux policiers de mener à bien les missions qui sont les leurs. Ces efforts ont porté sur le renforcement des capacités en moyens roulants, mais surtout en ressources humaines avec le recrutement et la formation de qualité et en masse. Toutes choses qui répondent aux besoins de la restauration de l‘autorité de l’Etat tel que souhaité par les hautes autorités. Le contrôleur général de police a assuré les autorités de l’existence d’un dialogue franc et sincère au sein du corps. Cette fête a été l’occasion pour les partenaires européens de l’EUCAP de remettre un document se rapportant au « code de déontologie » de la police. Peu avant, c’était le ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire qui, dans le cadre du mois de la solidarité, remettait 350 kits scolaires aux orphelins des policiers disparus. Le président de la république a, à son tour remis des diplômes d’honneur à certains officiers et sous officiers qui se sont distingués par leur travail. « Je peux dire qu’il n’y a pas meilleur corps que la police », a résumé l’inspecteur général de police à la retraite Anatole Sangaré lorsqu’il faisait son témoignage. Après un bref historique du corps, cet officier retraité a invité la jeunesse à venir dans ce corps par vocation. Donc d’accepter de se sacrifier et surtout d’être discipliné. Le public a suivi d’autres témoignages qui vantent tous les mérites de la police nationale, de sa création à nos jours. Cette fête de la police nationale a coïncidé avec l’an I de l’ouverture du commissariat de police de Kalaban-Coro. Ce fut l’occasion pour les populations de visiter les locaux de l’établissement et d’échanger avec les responsables dudit commissariat. Les citoyens ont unanimement accueilli la présence d’un commissariat qui, selon eux, a considérablement fait chuter le grand banditisme qui régnait dans ce quartier et ses environs. Au-delà de cet exemple et vu les résultats engrangés par l’ensemble des policiers, en dépit de leurs moyens limités, le président de la République a tenu à les encourager dans l’accomplissement de leur noble mission de protection des personnes et de leurs biens. Visiblement satisfait des simulations d’interventions qui ont ponctué la cérémonie, le président Ibrahim Boubacar Keïta s’est dit heureux des progrès réalisés par la police nationale. Avant de quitter les lieux, le chef de l’Etat a promis d’apporter un appui constant et conséquent à la police nationale dans la sécurisation des personnes et de leurs biens sur tout le territoire national. Mohamed TRAORÉ Source : aBamako aBamako

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