Affaire Collège horizon : Une bataille judiciaire enclenchée

Après la décision du gouvernement de la gestion du collège horizon par une administration provisoire, suite à la rencontre entre les parents d’élèves et le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga ce lundi 2 Octobre, les responsables du collège horizon étaient hier face à la presse pour exprimer leur indignation. C’est désormais parti pour une bataille judiciaire. Face à la décision du PM ce lundi 2 octobre de confier la gestion du collège horizon à un comité transitoire, les responsables de ladite école sont montés au créneau pour exprimer leur exaspération. D’entrée de jeu, Me Demba Traoré avocat de la partie a rappelé que le 12 août dernier, le gouvernement malien a signé un protocole d’accord avec la fondation MAARIF et que dans ce protocole, il est mentionné que l’Etat malien a décidé de transférer tous les actifs des établissements « Collège Horizon » à cette fondation MAARIF. « Je rappelle que les établissements ‘’ Collège Horizon’’ sont des établissements privés d’enseignement en République du Mali. Ils ont des autorisations de création et d’ouverture. A cet effet, ils ont commencé à travailler en République du Mali conformément à la règlementation en vigueur depuis leurs créations, il y a plus de 15 ans. La dernière autorisation signée par le gouvernement du Mali, les habilitant à fonctionner comme un établissement privé d’enseignement au Mali, date de mars 2017. Alors subitement, le 12 août dernier, le gouvernement a décidé de transférer tous leurs biens (les bancs, les ventilateurs, les chaises) à la Fondation MAARIF. Alors que les biens transférés n’appartiennent ni à l’Etat malien, ni à l’Etat turc. …… Ce qui est encore grave, c’est que tous les protocoles ont été pris en l’absence du véritable propriétaire ». Poursuit-il. Pour Me Demba, cette affaire est purement politique. Il trouve que les dirigeants des collèges horizons sont assimilés à des terroristes rattachés à l’opposant turc. Jugement téméraire, qualifiera-t-il. ‘’Je défie quiconque avec un document de prouver que ceux qui sont là pour gérer les collèges horizon ont un lien avec l’opposant. Cela n’existe nulle part alors qu’en droit celui qui n’a pas de preuves ne peut pas condamner. Maintenant ils se sont rendus compte avec les démarches qu’on a eu à entreprendre pendant les weekends que des fautes graves ont étés commises par les éléments de la garde nationale. Le dimanche dernier, le colonel de cette unité est venu présenter ses excuses reconnaissant son tort. Ainsi, il a rappelé tous les agents présents. C’est après leur départ qu’on a constaté à Korofina qu’ils sont tous saccagés. Nous avons porté plainte contre notamment la fondation Maarif auprès du procureur de la Commune 4 qui a désigné la gendarmerie du Camp 1 pour l’enquête .Nous avons aussi déposé une plainte auprès du procureur de la Commune1 pour attentat à la liberté, violation de domicile, atteinte à la liberté du travail dommage à la propriété et vol; parce qu’à Korofina ils ont volé des ordinateurs et des disques durs. Concernant les arrêtés pris par le ministre, nous avons également saisi la section administrative de la Cour suprême de ces recours, là et en annulation et en sursis des décisions. Tous ces recours ont été déposés à partir du lundi dernier et nous attendons la suite. C’est pour dire que cette affaire aller très loin. Quant au directeur général du Collège horizon, Mertin Célikel, il dira qu’il n’autoriserait pas la création d’une commission d’administration provisoire qui ne les implique pas, et qu’il n’hésiterait pas à faire valoir devant la justice malienne, et devant les cours internationales à Paris et à Abuja. En tout cas, vu la gravité de la situation, on peut sans nulle doute se poser la question sur l’avenir de ces 3200 élèves. Ousmane B Sagara Source : aBamako aBamako

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