L’administrateur directeur général de la BIM-SA, Assen Oustani lors du lancement de l’association Diaspo-Mali : «Le métier de banquier est le plus beau au monde car nous donnons la possibilité à nos clients de réaliser leur rêve»

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La Diaspora malienne vient d’enregistrer sa toute dernière association des Maliens établis en dehors de nos frontières dénommée «Diaspo-Mali». L’information a été donnée au cours d’une conférence de presse animée par le président de l’association, Ismaël Gamalou, en présence de son vice-président, Abdoul Touré. C’était le mardi 10 octobre à l’espace Kora de Badalabougou. Selon le président de Diaspo-Mali, la Diaspora malienne regorge de ressources humaines compétentes, averties et très déterminées, à travers le monde. Et d’ajouter que cette force vive de la nation malienne a décidé de s’organiser pour se créer, de manière indépendante, des conditions d’accueil, d’information et d’orientations idoines afin de mieux envisager les projets de ceux ou celles qui désirent retourner au bercail pour apporter leur contribution à l’émergence de cette belle nation qui est le Mali. «À travers de nombreuses séances de concertation, de réflexion, de mobilisation, nous avons l’immense plaisir de vous annoncer la mise en place, sans aucune prétention, de l’une des associations qui regroupent et œuvre pour toute la Diaspora malienne de tous les continents. Cette association est nécessaire et très utile car il est très laborieux, sinon très périlleux, de s’investir dans l’environnement socio-économique malien sans des repères fiables », s’est-il réjoui. À le croire, Diaspo-Mali vise à créer les conditions d’une pleine implication de tous Maliens de la diaspora dans le processus de développement socio-économique de notre pays. À ce titre, elle œuvre à instaurer une culture de l’entrepreneuriat, de leadership, de bonne gouvernance économique, sociale et culturelle. Elle contribue, entre autres, à cultiver la confiance et renforcer la solidarité, l’entraide et le patriotisme, à dégager des pistes de solution à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes diplômés sans emploi, à défendre le droit à l’éducation et à la protection de l’enfance en danger, à œuvrer à l’accès aux soins de santé de qualité et participer activement à la lutte contre les pandémies de notre ère. Le Mali, un pays émergent d’ici l’horizon 2030 « Diaspo-Mali s’engage à organiser des foras, des séminaires et des ateliers, pour discuter de la nécessité de recherche de la paix, de la sécurité et du développement durable. Nous allons faire des plaidoyers et lobbyings pour un Mali émergent d’ici l’horizon 2030 afin d’aider à mettre en œuvre les objectifs du développement durable (ODD) », a-t-il précisé. Et de poursuivre que son association est organisée de manière tentaculaire. Ainsi, une coordination internationale est opérationnelle sur chaque continent. L’ensemble de ces antennes est piloté par la coordination exécutive nationale. À sa suite, l’Administrateur Directeur général de la Banque internationale pour le Mali (Bim-sa), Assen Oustani, dira que sa structure est la première banque des Maliens de l’extérieur car elle participe pleinement au retour des Maliens de la diaspora, à travers le financement des projets dans le cadre du concept « Diaspora leadership ». Et de préciser que la Diaspora malienne est déjà bien structurée en invitant les responsables de Diaspo-Mali à se spécialiser dans le domaine de la création d’environnements favorables pour encourager le retour au bercail des Maliens de l’extérieur afin qu’ils contribuent au développement du Mali. « Vous devez vous focaliser sur l’accompagnement des Maliens ayant des projets innovants pour le développement de notre pays. Cela doit être la priorité de votre association », a-t-il laissé entendre. Faiblesse du taux de remboursement des prêts accordés par les banques De son point de vue, le problème du Mali c’est les Maliens. Cela se caractérise par un manque de foi au développement du Mali alors que le pays regorge d’énormes ressources. Pour lui, le développement du Mali passe par la promotion du secteur de l’agropastoral. Évoquant la problématique du financement des projets par les banques maliennes, Essen Oustani a indiqué que cela est dû principalement au faible de taux de remboursement des prêts accordés par les banques. «Le métier de banquier est le plus beau au monde car nous donnons la possibilité à nos clients de réaliser leur rêve» a-t-il déploré. .Boubacar PAÏTAO Source : aBamako aBamako

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