La communauté baha’ie du Mali célèbre le bicentenaire de Baha’u’llah, le fondateur de la foi baha’ié

Les 21 et 22 octobre, tous les Baha’is du monde entier célébreront le bicentenaire des naissances des figures fondatrices de la foi baha’ie. La communauté du Mali ne veut pas rester en marge, d’où une série d’activités préparatoires qui annoncent les couleurs d’une célébration inoubliable. Ces informations ont été données lors une conférence de presse organisée par le directoire de la communauté baha’ie au Mali. C’était le mardi 10 octobre 2017 au Mémorial Modibo Keïta. Les conférenciers étaient entre autres : Me. Seydou Doumbia, avocat auprès de la cour d’appel de Bamako, Mme Salimata Koné Yem et Jean Jacques Yem, tous membres de la foi Baha’is au Mali. Dès l’entame de la conférence de presse, les éminents conférenciers ont précisé que la foi baha’ie est la plus jeune des religions monothéistes. Son fondateur, Baha’u’llah, est pour les Baha’is le plus récent des messagers de Dieu, dans une lignée dont les origines se perdent dans la nuit des temps et où s’inscrivent Abraham (Ibrahim), Moïse (Moussa), Bouddha, Zoroatre, le Christ (Issa) et Mohamet. Prenant la parole, Me. Seydou Doumbia, l’un des conférenciers, martèlera qu’au cœur du message de Baha’ullah, il y a la conviction que l’humanité ne forme qu’une seule race et que le moment est venu pour elle de s’unir en une société mondiale. «Les enseignements baha’is tournent autour de trois principes fondamentaux : l’unité de Dieu, l’unité de la religion et l’unité du genre humain», a-t-il souligné. Pour sa part, Salimata Koné Yem, membre de la foi baha’is au Mali, des millions de gens à travers le monde issus de presque toutes les religions et croyances (bouddhisme, christianisme, judaïsme, islam, zoroastrisme, animisme, et non-religieux) apprennent à appliquer ces enseignements à leur vie individuelle et collective pour l’amélioration du monde. C’est pour cela, a-t-elle indiqué, que les Baha’is du Mali se joignent aux autres du monde pour célébrer le bicentenaire de Baha’u’llah, le fondateur de la Foi baha’ié, né le 21 octobre 1817. Toujours dans le même registre, dira Salimata Koné Yem, dans deux ans, sera célébré celui du précurseur, l’annonciateur de la foi baha’ié, le Bab, né le 22 octobre 1819. En plus, selon elle, des activités à l’intérieur, deux célébrations sont prévues à Bamako, les 21 et 22 octobre au Mémorial Modibo Keïta. Quant au Jean Jacques Yem, membre de la communauté baha’is au Mali, il a expliqué la vision de Baha’u’llah pour un monde uni et en paix. Pour lui, dans un monde de plus en plus divisé et meurtri par des guerres et de conflits fratricides, la foi baha’ié se présente comme une porte d’espoir. Les Baha’is du Mali, en plus de célébrer ces deux jours saints, à en croire M. Jean Jacques Yem, ils saisissent l’opportunité du bicentenaire pour partager cette vision avec leurs concitoyens. Au terme de la conférence, les conférenciers diront que la foi baha’ié se fixe pour autres objectifs de : faire découvrir la foi baha’ié et ses enseignements à la population ; ouvrir des axes de collaboration pour les activités de construction communautaires. Rappelons que cette religion a été révélée il y a juste 200 ans. Elle compte plus de sept (7) millions de fidèles au monde dont 2.000 adeptes au Mali. Aussi, au cours de la commémoration des bicentenaires des naissances, des manifestations jumelles (1817-2017) et (1819-2019), plusieurs localités du Mali recevront la communauté Baha’is pour les festivités prévues parmi lesquelles, on peut citer : Dialakoni, Glada, Sounti, Foukani, Fana, Koulikoro, Blengoi, Moribabougou, Banakanabougou. Ousmane DIAKITE **** Source : aBamako aBamako

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