Crise du football : Salaha BABY, «aucun bureau n’a été mis en place»

«Il n’y a pas eu d’assemblée élective. S’il y avait eu la mise en place d’un bureau, la FIFA allait le reconnaitre les 24 heures qui sont suivi. Les irrégularités seront analysées et la FIFA prendra une décision». Le candidat Salaha Baby a rompu le silence, avec la conférence de presse qu’il a animée, samedi, dans un hôtel de la place. Un seul sujet a été abordé au cours de cette rencontre : l’assemblée générale ordinaire de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) qui s’est déroulée le 8 octobre au Gouvernorat du District de Bamako. D’entrée de jeu, le conférencier dira que «la tenue de l’assemblée est entassée d’irrégularités à tous les niveaux qui empêchent de dire qu’il y a eu assemblée». Mais avant de développer sa thèse, le président de la ligue de Tombouctou est revenu, d’abord sur la rencontre préparatoire de l’assemblée avec les émissaires de la FIFA, Véron Mosengo Omba et Urs Kluser et de la CAF, Ahmad Ould Yahya, président de la Fédération mauritanienne de football. «Pour les émissaires, c’était une rencontre de prise de contact, mais je leur ai expliqué qu’il est important pour eux de s’informer de la situation, afin d’anticiper les problèmes lors du déroulement de l’assemblée. Il y a eu un débat très chaud autour des problèmes organisationnels et j’ai souligné le cas de la commission électorale dont la composition viole les textes de la fédération, tout comme le collège électoral. J’ai rappelé à mes interlocuteurs que nous avons saisi la FIFA, la CAF et toutes les autorités maliennes sur ces irrégularités et les conséquences qui pouvaient en découler lors de l’assemblée élective. Personne n’a réagi aux correspondances que nous avons envoyées», rappellera Salaha Baby. «Je n’avais aucune crainte de perdre l’élection, je voulais simplement une élection apaisée, pour nous permettre de sortir de quatre ans de crise», poursuivra le conférencier, avant d’ajouter : «Ils ont confectionné des badges et les ont donné à ceux qu’ils veulent et non aux délégués choisis par les membres votants. Ils ont choisi des délégués de Kayes, de Ségou et du Mamahira. Les travaux devaient débuter par la conformité de la convocation de l’assemblée mais Baba (l’ancien président de la FEMAFOOT, ndlr) a refusé et ordonné qu’on commence par le contrôle de mandat. L’objectif était d’évacuer nos membres légitimes qui sont les délégués de Kayes, Ségou, Bamako et le président de Mamahira de Kati». «Nous avons la majorité, la présence des superviseurs a empêché au comité exécutif et son candidat d’aller à un forcing. Nous avons imposé le respect des textes», révélera Salaha Baby. Concernant la proposition des émissaires de la FIFA et de la CAF, de laisser Boubacar Baba Diarra continuer son mandat jusqu’en janvier, le président de la ligue de football de Tombouctou accusera le camp de l’autre candidat, Mamoutou Touré «Bavieux» d’avoir refusé cette proposition «qui pouvait être une porte de sortie de crise». Le président de la ligue de Ségou, Mamadou Sow, abondera dans le même le sens, en assurant que «le blocage est arrivé parce que le collectif (Salaha et ses colistiers, ndlr) a imposé les débats». «Devant les émissaires de la FIFA et de la CAF, ils (les membres du bureau sortant, ndlr) ne pouvaient pas empêcher les gens de parler. Nous avons imposé les débats. Pendant tout le mandat de Boubacar Baba Diarra, on a assisté à l’absence de débats dans le football malien. Quand on refuse le débat à l’interne, il va se transporter dans les rues», enfoncera celui que les supporters appellent familièrement Mad Sow. Source : Africatime Africatime

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