Aéroport du Mali : Le cri de cœur du comité syndical

Les syndicalistes appellent à une gestion saine de l’ADM par des responsables qu’il faut Pour dénoncer ce qu’ils appellent la mauvaise gestion et la gabegie, les responsables du comité syndical de l’Aéroport du Mali était face à la presse le lundi à la Maison de la presse. Cette conférence de presse était animée par le secrétaire général du comité syndical CSTM/ADM, Mohamed M. Diallo accompagné des membres de son bureau, de certains de ses collègues. Par cette sortie médiatique, le comité syndical de l’Aéroport ne monte pas au créneau pour des revendications salariales, mais, dit-on, mais pour lancer un cri de cœur pour sauver la société. Les syndicalistes appellent à une gestion saine de l’ADM par des responsables qu’il faut. Ils disent faire confiance au ministre des Transports qui vient de lancer l’appel à la candidature pour le poste de DG même s’ils déplorent le départ récent de la DGA qui, selon eux, avait commencé à assainir la structure. L’on note à son actif des actes salutaires longtemps recherchés à l’ADM comme la certification. « Avec elle, les travailleurs ont eu une lueur d’espoir grâce à l’orientation qu’elle avait donné en mettant un frein à la dilapidation et au non-respect des textes. Malheureusement en septembre dernier, elle a été relevée et remplacée par l’homme à tout faire du PDG relevé. Juste après son installation, les premières décisions prises par lui étaient de remettre l’ancien système en place. Cette lueur d’espoir s’est donc assombrie pour les travailleurs de l’ADM », a témoigné le secrétaire général du comité syndical de l’ADM. Les responsables syndicaux de la société tirent la sonnette d’alarme, notamment contre la mauvaise gestion, la violation de l’ordonnance 91-014/PCCSP qui fixe les principes de fonctionnement et de gestion des EPIC. Selon le SG, Mohamed M. Diallo, de 2013 à 2017, les travailleurs de l’ADM ont vécu beaucoup de difficultés parmi lesquelles, la violation du manuel de procédure, du cadre organique, du plan de carrière, mais aussi la dilapidation des ressources, des dépenses inutiles, la surfacturation à outrance, entre autres. Les procédures de recrutement ne sont pas respectées car ils sont faits selon la volonté du dirigeant a t-il estimé. L’entreprise, selon lui, enregistre des dépenses inutiles dans l’harmonisation des façades de l’ancienne aérogare qui a coûté plus de 2 milliards FCFA, un investissement qu’il juge, non productif au niveau de l’ADM. Par ailleurs, les responsables syndicaux dénoncent la vente des matériels du camp Damien Boiteux devenu un patrimoine de l’ADM. Selon eux, depuis la remise par l’opération Serval de ces équipements d’une valeur de près de 3 milliards FCFA à l’Aéroport du Mali, il n’y a eu aucune trace. En ce qui concerne les résultats financiers de l’ADM, l’on déplore également que l’exercice se clôture avec des pertes. Selon les conférenciers, le résultat d’exploitation est déficitaire de près de 2 milliards FCFA alors qu’en 2011, l’entreprise avait enregistré un résultat d’exploitation de 2, 8 milliards FCFA. D K Source : aBamako aBamako

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