Rapport 2015 du BVG : La traditionnelle communication est faite sur le document

Le rapport 2015 du Bureau du Vérificateur Général a fait l’objet de la traditionnelle communication qui se fait autour de tous les rapports annuels. C’est la salle de conférence du Bureau dirigé par M. Amadou Ousmane TOURE qui a servi de cadre le mercredi 18 octobre 2017 à cette rencontre censée informer à travers les médias l’opinion publique sur le contenu du rapport. Cette édition a connu une particularité : celle d’être précédée par un atelier d’échanges sur l’exploitation d’un Rapport annuel. A cette première phase, la presse qui a massivement répondu à l’invitation du BVG, a eu droit à un exposé sur le fonctionnement du Bureau ainsi que la conception d’un Rapport. Selon Ismaël Diawara, le chargé de communication du BVG à la manette de l’exposé, le Bureau fait ses missions de vérifications sur la base d’une cartographie de risques. Au sujet d’une exploitation efficiente que la presse doit faire du document produit annuellement, M. Diawara dira que chaque Rapport s’articule autour des axes majeurs qui vont des ‘’Faits saillants’’ aux ‘’Constatations’’ puis ‘’Recommandations’’ en passant par les ‘’Synthèses’’ et les ‘’Dénonciations au Procureur’’. Le second volet de la journée, consacré à la conférence de presse, a été l’occasion pour le Vérificateur Général en personne de décortiquer le Rapport 2015 qu’il venait de remettre au président de la République. Au niveau des ‘’Faits saillants’’ de ce rapport, M. Amadou Ousmane TOURE a estimé que son exercice 2015 a effectué 16 missions de vérification financière auprès de 23 structures, comprenant une Institution de la République, des services de l’Administration centrale y compris des Directions des finances et du matériel, des Autorités administratives indépendantes, des organismes personnalisés et des sociétés à participation étatique. Le montant total des irrégularités financières relevées dans ces vérifications s’élève à 70, 10 milliards de FCFA dont 32,67 milliards de FCFA au titre de la fraude et 37,43 milliards de FCFA au titre de la mauvaise gestion. Plusieurs domaines et structures ont été à l’origine de ces manquements d’après le Rapport. Ainsi, au titre des importations de produits pétroliers, le Bureau des produits pétroliers et de la Direction générale des douanes ont été concernés. Au titre des conventions minières, la Direction nationale de la géologie et des mines, les Sociétés des mines d’or de Morila, de Sadiola, de Yatéla, Société et de Kalana ainsi que la Société d’assistance aéroportuaire du Mali ont été vérifiées. Au titre du patrimoine immobilier de l’Etat, le ministère du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme, la Direction générale de l’administration des biens de l’Etat et l’Agence de cessions immobilières (ACI) sont concernés. Quant aux dépenses électorales, la vérification a épinglé la Cour constitutionnelle, la Direction des finances et du matériel du ministère chargé de l’Administration territoriale, la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la Délégation générale aux élections (DGE) et le Comité national de l’égal accès aux médias d’Etat. Au titre des Directions des finances et du matériel, les ministères concernés sont : les ministères en charge de la Solidarité, de la Santé, de l’Artisanat, de l’Equipement et des Transports de l’Energie. Quant aux opérations de dépenses d’établissements publics, l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali a été épinglée par le BVG. André SEGBEDJI/abamako.com Source : aBamako aBamako

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