FEMAFOOT : Le Problème reste entier !

La crise à la FEMAFOOT continue de plus belle sous le regard complaisant des autorités de notre pays et au grand dam des amoureux du ballon rond. Plus de 10 jours après son intronisation, le Président autoproclamé du comité Exécutif de la FEMAFOOT, M. Mamoutou Touré dit Bavieux n’a toujours pas été reconnu ni par les autorités du pays ni par les instances dirigeantes du football (FIFA et CAF). C’est pour tenter de sortir de cet isolement, plus de 10 jours après son intronisation, que lui et ses colistiers ont animé une conférence de Presse le jeudi 19 octobre dans la salle de conférence de la Maison de la Presse. Au cours de cette conférence de presse, M. Touré et ses colistiers n’ont jamais montré des signes de sortie de crise d’autant qu’ils affirment la main sur le cœur que l’élection est finie et qu’il faut passer à autre chose. Par ces propos, M. Touré prouve qu’il fait partie du problème et qu’il n’a aucune intention de faire baisser les tensions. Comme Baba, M. Touré s’engouffre dans le clanisme et le sectarisme. M. Touré doit regarder la vérité en face et reconnaitre qu’il n’y a pas eu d’élection le 8 octobre dernier date de l’Assemblée Générale élective. Les observateurs de bonne foi l’attestent. C’est par un putsch planifié par le Président du comité exécutif, l’Inspecteur Général Diarra, dont il était du reste le 1er vice-président que M. Touré se retrouve aujourd’hui à la tête du bureau Exécutif de la FEMAFOOT. Par ailleurs, la FIFA a, dans une correspondance dont nous avions révélé l’existence dans notre dernière parution, demandé au secrétariat général de fournir le Procès Verbal de l’assemblée élective. C’est pour dire que l’instance dirigeante du football mondial ne compte plus se faire manipuler. Elle qui au nom du conservatisme n’a jamais voulu essayer de comprendre les enjeux de la situation. La FIFA a déjà une idée sur la question d’autant qu’elle avait son représentant, M. Veron Mosengo le 08 octobre dernier. Un représentant qui avait expliqué aux deux parties qu’il n’était pas possible de continuer l’AG élective. Des propos confirmés par Bavieux. Nonobstant cela, le comité exécutif dans sa velléité de putschiste a continué les assises le lendemain, qui nous a conduits dans ce cul de sac. Aujourd’hui, la situation devient de plus en plus insoutenable. Les compétitions nationales sont arrêtées. Les deux parties s’observent dans une animosité indescriptible. La CAF demande de communiquer le nom des clubs qui représenteront notre pays dans les compétitions africaines la saison prochaine d’ici fin novembre. Comme d’habitude, les autorités sont terrées dans leur silence de cathédral. Même si elles ont demandé la fermeture des différents stades en attendant de voir plus clair. Pour notre part, seule la reprise des élections permettra de sortir la FEMAFOOT dans l’abîme. Cela passe d’abord par la mise en place d’un comité de normalisation qui éclaircira la situation des ligues de Kayes et de Ségou. Lequel comité se chargera du toilettage des textes de la FEMAFOOT. Abdrahamane Sissoko Source : aBamako aBamako

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