Mali : Un enseignant français expulsé par le gouvernement pour “Azawad”!

Le gouvernement malien, via un communiqué du ministre Abdoulaye Diop, a annoncé le rapatriement en France de Robin Guiovanopoulos, un enseignant du lycée français Liberté A, à Bamako. Ce dernier a utilisé « Azawad » dans un devoir. Depuis, c’est l’indignation dans le pays où la France a mauvaise presse avec les soupçons qui pèsent sur elle de soutenir les ex-rebelles de la région. Azawad, le mot de la discorde au Mali Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a indiqué dans un communiqué que “le gouvernement du Mali a décidé d’expulser Robin Guiovanopoulos ». Selon ce communiqué, l’enseignant français doit “quitter impérativement le territoire national dans les 72 heures.” L’Ambassade de la France a présenté dans un communiqué “ses excuses” au ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale pour l’usage du mot “Azawad” dans un devoir à l’établissement Liberté. Rien n’y fait, les autorités maliennes restent sur leur décision de renvoyer en France Robin Guiovanopoulos. « L’enseignant a été rappelé à ses obligations et sera reçu à Paris au siège de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (Aefe), qui prend cet incident très au sérieux. », annoncent les services de l’Ambassade française au Mali. Le communiqué dit aussi qu’une «instruction a été donnée au proviseur de l’établissement Liberté de rappeler à l’ensemble des enseignants le devoir de réserve auquel ils sont tenus et l’importance de traiter les sujets concernant le Mali avec la plus grande rigueur pédagogique ». La France toujours soupçonnée de soutenir les ex-rebelles Dans le devoir qui fait polémique, l’enseignant demandait à ses élèves de CM2 : « qu’est-ce que l’Azawd ? Cette région appartient-elle au Mali ? Quelle est la capitale de l’Azawad ?» Les réponses proposées par l’enseignant sont : l’Azawad est un Territoire du Nord appartenant au Mali, il regroupe Gao Tombouctou et Kidal, sa capitale Gao. Le mot Azawad, souvent utilisé par des ex-rebelles à des fins indépendantistes, mobilise l’attention au Mali. Cette sensibilité autour de cette région s’explique par les suspicions qui pèsent sur la France, accusée de soutenir les ex-rebelles retranchés dans ce territoire. Source : aBamako aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here